Régions Limoges

Une résidence bigénérationnelle en 2017

Cinq lettres – « A » pour aînés, « I » pour infirmiers, « M » pour médecins, « E » pour étudiants et « R » pour résidence – formant le mot « AIMER ». C’est le nom donné à la future maison bigénérationnelle dont le chantier a démarré fin décembre dans le centre historique de Limoges. Un projet né d’une réflexion conduite par la mutuelle Acmil, le CHU de Limoges, les collectivités locales et l’industriel Legrand. Dans une demeure ancienne, mise à disposition par la Ville de Limoges, le maître d’ouvrage Dom’aulim, acteur du logement social, porte une réhabilitation qui met l’accent sur l’accessibilité et le maintien à domicile. La résidence comprendra cinq logements de 48 à 54 m2, destinés à des personnes âgées en prédépendance cognitive. Sous les combles, une colocation étudiante de trois jeunes qui se destinent aux métiers de la santé. Contre un CDI de 8 heures par semaine, ces jeunes assureront une présence rassurante et professionnelle mais aussi l’animation de la pièce de vie collective de 25 m2 . Tous auront accès aux meilleures prestations contre un loyer modéré. En plus d’une réhabilitation qualitative au niveau énergétique, l’habitation sera équipée du dernier cri en termes de domotique.

Situation privilégiée en centre-ville. Legrand, mécène du projet via sa fondation, est en pointe sur les technologies au service du maintien à domicile. En effet, explique Bernard Bertin, président de la Mutualité française limousine, qui gérera l’établissement, « d’ici à 2050, le nombre des plus de 75 ans va doubler. Mécaniquement, l’accès aux maisons de retraite va devenir de plus en plus compliqué, notamment pour les personnes à faibles ressources. Le maillon manquant est à chercher dans ce type d’habitat ». Philippe Roche, architecte, explique avoir travaillé de concert avec tous les acteurs. « Toute l’isolation sera refaite en produits écologiques, les revêtements et les contrastes sur les parois verticales ont été choisis avec les professionnels de santé pour faciliter la lecture de l’environnement par le locataire. Nous voulons un lieu parfaitement intégré à son environnement qui ne ressemble pas à un établissement médical. Il fallait également une situation de centre-ville pour que les résidents trouvent, à proximité, tous les services utiles. » Le chantier de 800 000 euros doit être livré fin 2017.

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