Enjeux

Une PME niçoise s’attaque aux chantiers parisiens

Mots clés : PME - Travaux publics

Garelli, l’un des tout derniers indépendants dans les travaux publics en région Paca, vise de nouveaux marchés et investit pour se développer.

Nouvelles spécialisations et nouveaux secteurs géographiques : c’est la réponse de la PME niçoise de travaux publics Garelli basée dans la plaine du Var, pour préserver son modèle – actionnariat familial et indépendant, main-d’œuvre locale jeune et fidélisée, qualité des relations humaines et sociales dans l’entreprise – et continuer à tirer son épingle du jeu sur un marché incertain. Créée en 1959 dans la capitale azuréenne, l’entreprise a construit sa réputation autour de métiers historiques (travaux acrobatiques, terrassement/enrochement, travaux maritimes), puis s’est orientée vers les travaux spéciaux (micropieux, reprise en sous-œuvre, etc.), la réalisation d’ouvrages d’art, les VRD et l’aménagement urbain. Et à l’automne dernier, elle a mis un pied en région parisienne avec la création de Garelli Ile-de-France. Avec une structure d’exploitation légère (5 millions d’euros de CA pour l’heure) mais qui peut mobiliser des moyens importants, ses premiers chantiers sont des opérations de génie civil pour la SNCF en gare de Clermont-de-l’Oise (Oise) et à Pantin (Seine-Saint-Denis). « Notre ambition est d’installer en région parisienne, comme en région Paca, une entité multispécialiste dans les TP et le génie civil, capable de traiter des chantiers nécessitant ingénierie et technicité », explique Pierre-Paul Bernardi, directeur général.

Une activité largement tournée vers le privé.

Cette diversification géographique est une étape de plus dans la stratégie du groupe dirigé par José Garelli, pour conquérir de nouveaux marchés. Il y a un an et demi, Garelli a créé Garelli Industrie Environnement et Services pour s’attaquer au secteur industriel (énergie, pétrochimie, etc.), a pénétré le marché des Bouches-du-Rhône (ce qui n’est jamais facile pour une entreprise niçoise…) où il mène actuellement des travaux dans un lieu emblématique de Marseille, la plage des Catalans. Précédemment, Garelli avait créé sa filiale monégasque, Garelli Monaco, dans la foulée du terrassement géant de la tour Odéon (150 000 m3) réalisé par l’entreprise.
Aujourd’hui largement tourné vers le privé (75 % de son CA) du fait de la chute de la commande publique, Garelli continue à investir, à moderniser son important parc de matériel (plus de 200 engins et machines), à renouveler et à étendre ses certifications (ISO 9001 et 14001), et dépose même des brevets. Et sur le terrain, les chantiers spectaculaires s’enchaînent : déplacement et destruction d’un auvent en béton armé de 550 t au sein du centre commercial Lingostière à Nice, minage de falaises du quartier Bon Voyage à Nice au-dessus d’un groupe d’habitations HLM, ou encore changement de tabliers sur des ouvrages d’art de la ligne ferroviaire Marseille-Vintimille, une opération « coup-de-poing » réalisée en un week-end à la fin mars…

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ENCADRE

Chiffre d’affaires : 30 millions d’euros. Effectif : 200 personnes. Un groupe composé de cinq structures : Garelli SA, entité historique et multimétiers basée en région Paca ; Garelli Industrie Environnement et Services ; Garelli Monaco ; Garelli Ile-de-France ; et Garelli Technologie, une société de brevets.

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