Enjeux

Une PME familiale née dans le sillon d’un tracteur

Mots clés : Enfance et famille - Matériel - Equipement de chantier - PME - Travaux publics

A la tête de l’entreprise iséroise de travaux publics, les frères Moulin ont diversifié et développé l’activité jusqu’au Maroc.

L’entreprise Moulin TP a connu, en deux générations, un développement qui fait d’elle l’une des rares entreprises familiales indépendantes de cette taille encore présente sur son territoire. Les chantiers sur lesquels elle intervient en témoignent : terrassements, accès nord et sud du Grand Stade de l’Olympique lyonnais à Décines-Charpieu (Rhône), construction du nouveau centre-ville de Bourgoin-Jallieu, une opération 100 % privée conduite en partenariat avec Chanut SA… Bien loin des débuts de l’entreprise.

Croissance externe.

« Notre grand-père a démarré en achetant un tracteur Caterpillar avec lequel il a travaillé sur des travaux de mise en valeur de terres agricoles. Mon père a ensuite étoffé son parc matériel et réalisé ses premiers travaux de terrassement », rappelle Paul Moulin, directeur général de l’entreprise qui compte aujourd’hui 300 salariés, répartis entre l’agence de Bourgoin-Jallieu et celle de Grenoble, et réalise un chiffre d’affaires consolidé d’environ 50 millions d’euros. Métier historique de l’entreprise, le terrassement n’est plus la seule activité de l’entreprise. « Nous avons développé, par croissance externe, une division routière et une division assainissement », illustre le directeur général, entré dans l’entreprise en 1984. Il y a une dizaine d’années, une autre activité est venue se greffer : la division génie civil-bâtiment. « Cette diversification s’est opérée afin d’offrir à nos clients le service le plus large possible. »

L’esprit visionnaire de son père a également conduit l’entreprise Moulin à œuvrer hors de l’hexagone. « Mon père savait que les grands travaux de terrassement allaient se tarir et rêvait de travailler à l’étranger », explique Paul Moulin. Ce qui l’a conduit, il y a 20 ans, à démarrer le métier de carrier au Maroc. L’entreprise exploite aujourd’hui trois carrières qui viennent alimenter des chantiers locaux et font travailler une centaine de personnes sur place. Les deux millions de tonnes produites chaque année par les sites ont contribué à réaliser les chantiers d’extension du port de Tanger ainsi que les travaux de la centrale thermique de Safi. Pilotée par Paul Moulin, qui dirige également les activités au Maroc, l’entreprise compte ses trois frères – Jean, l’aîné, patron de l’exploitation, Christian, responsable du matériel et Guy en charge des études et de l’activité environnement – et quatre de ses neveux qui travaillent comme conducteur de travaux, topographe, au matériel et au service gestion analytique. Si la question de la relève ne se pose pas encore, celle de la pérennité est omniprésente. « Nous devons faire preuve de beaucoup d’innovation dans nos métiers pour alimenter l’activité de nos filiales et assurer du travail à nos salariés. De plus, nous devrons faire preuve d’autonomie dans la prise d’affaires et être en capacité d’apporter une partie de financements. »

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