Régions Rungis

Une plaine agricole bio aux portes de Paris

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Politique des transports - Transport collectif urbain

330 000 voyageurs empruntent chaque jour le tramway T3 , qui a fêté ses dix ans le 16 décembre. Source : Ville de Paris.

1 108 300 Franciliens souffraient de mal-logement en 2013, soit 9,3 % de la population régionale. Source : ENL 2013.

5 000 sondages ont déjà été réalisés sur le tracé du Grand Paris Express. Source : SGP.

L’agroquartier de la plaine de Montjean à Rungis (Val-de-Marne) sera livré dans cinq ans. L’établissement public d’aménagement Orly-Rungis Seine Amont (EPA Orsa) et la Ville de Rungis ont désigné, le 17 novembre, comme urbaniste et maître d’œuvre du projet le groupement mené par Claire Schorter (architecture et urbanisme, mandataire), avec l’atelier Jours (paysagiste) et Mageo Morel Associés (BET VRD/hydrologie).

A 7 km de Paris, la plaine de Montjean, qui est actuellement une plaine agricole céréalière, est le centre d’un double projet. D’une part, organiser une lisière urbaine entre l’espace agricole et la Ville de Rungis dans le cadre d’une opération d’aménagement dont l’EPA Orsa est chargé (4,3 millions d’euros estimés de travaux d’aménagement). D’autre part, restructurer l’espace agricole sous la houlette de l’agence des espaces verts de la région Ile-de-France (AEV IdF), désormais propriétaire du foncier. « Nous avons acquis, le 22 novembre, ces 25 ha de terres agricoles de l’EPA Orsa, terrains qui ont appartenu à l’ex-AFTRP, devenue Grand Paris Aménagement. Nous en aurons la jouissance en septembre 2018, après la dernière récolte de l’actuel fermier », explique Anne Cabrit, présidente de l’AEV IdF.

« Eviter le grignotage urbain ». En lieu et place de la production céréalière, le projet (en cours d’élaboration) prévoit d’installer un espace de production maraîchère bio, inspirée des principes de la « permaculture » et assortie d’une économie de circuits courts. « Mené en accord avec la chambre d’agriculture, ce projet original vise à préserver et à régénérer l’espace agricole en évitant le grignotage urbain. L’enjeu est fort : disposer d’une plaine agricole bio à quelques kilomètres de Paris », souligne Thierry Febvay, directeur général de l’EPA Orsa. Après septembre 2018, un appel à projet sera lancé par l’AEV IdF auprès des agriculteurs pour une location des terres à long terme.

Sur la lisière urbaine, le programme prévoit la construction de 251 logements (dont 88 sociaux), en petits collectifs, avec des services en rez-de-chaussée et une école de quatre à cinq classes. « La demande des habitants est forte en logements, achat et locatif social. Nous comptons déjà 19 % de logements sociaux et ce programme permettra de nous approcher des 25 % de la loi SRU », observe le maire Raymond Charresson.

Rencontre de la ville et de la plaine. Un second volet ( Montjean 2), en cours de réflexion, prévoit de 300 à 350 logements. « L’aménagement de l’agroquartier vise à établir un lien fonctionnel entre lisière urbaine, ville et plaine en réactivant la Boucle de la Plaine, un parcours piétonnier. Travaillée comme la rencontre de deux milieux, la lisière urbaine ménage des ouvertures permettant de voir la plaine, de s’y rendre et d’établir des continuités écologiques : allées- prairies, jardins familiaux, jardin pédagogique en lien avec l’école », décrit Claire Schorter. Les promoteurs seront consultés en 2017, les premiers permis de construire déposés en 2018, en vue d’un début des travaux en 2019 et une livraison des premiers bâtiments en 2020-2021.

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