Actu JEAN-MARC GAULIER, président des paysagistes-conseils de l'État

« Une période charnière pour la rénovation urbaine »

Mots clés : Aménagement paysager - Démarche environnementale - Gouvernement - Urbanisme - aménagement urbain

Après l’élection de Jean-Marc Gaulier en mai, les paysagistes-conseils de l’État (APCE) prennent leur marque avec le nouveau gouvernement. La diffusion du récent rapport sur la Trame verte et bleue et la place des paysagistes dans le programme national de rénovation urbaine figurent au cœur des échanges avec le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Comment allez-vous travailler avec le nouveau gouvernement ?

Nous lançons les contacts sur ce sujet clé de l’année 2017. Le nouveau ministre pourra utiliser notre récent rapport sur le rôle du paysage dans la Trame verte et bleue. L’élargissement de sa diffusion, peut-être sous forme imprimée, servirait à de nombreux acteurs. Certes, la loi biodiversité a bien posé le rôle du paysage pour assurer la cohérence, la pertinence et la pérennité de la Trame verte et bleue. Mais un travail pédagogique important reste à accomplir pour que chacun le comprenne.

Votre séminaire annuel, fin mai à Bordeaux, a-t-il mis en évidence de nouveaux thèmes ?

Les paysagistes-conseils de l’État se saisissent du programme national de rénovation urbaine qui arrive à une phase charnière, entre la définition du protocole et la signature des conventions. En juillet, lors des journées d’échange des acteurs du renouvellement urbain, nous allons exprimer la conviction qui nous porte : pas de bons logements sociaux dans un mauvais paysage, et pas de bons paysages pour de mauvais logements sociaux. Cette manière d’aborder le sujet place l’usager en première ligne : créer les conditions pour qu’il se réapproprie l’espace public constitue l’objectif clé.

La participation est un outil de déminage, à condition d’engager le processus sans solution préétablie.

La question de l’usage renvoie à la participation citoyenne. Quel rôle pouvez-vous jouer dans ce domaine ?

Cette question se trouve au centre de nos échanges avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine. En la matière, 90 % des échecs s’expliquent par des problèmes de gouvernance et de méthodologie qui aboutissent à une impasse sur la question de l’acceptabilité. Quel rôle la maîtrise d’œuvre peut-elle jouer sans se laisser déposséder de sa mission au profit d’une prestation d’animation sociale ? Mon expérience avec les ports de Paris, notamment sur le site d’Achères, illustre notre capacité à formaliser les scénarios issus du dialogue participatif avant de les soumettre à concertation. Quand le paysagiste suscite le dialogue entre le représentant de l’association de défense de la biodiversité et le transporteur qui joue son emploi, les lignes peuvent bouger, dans un processus qui aide le maître d’ouvrage à sortir d’un système descendant. Cette analyse répond à une préoccupation...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 401 du 13/07/2017
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