Technique et chantier

Une pelle de 45 t à rayon court pour les tunnels

Mots clés : Industriels du BTP - Matériel - Equipement de chantier - Ouvrage d'art - Travaux publics

Génie civil. Liebherr sort une remplaçante à sa pelle R 944 C Litronic Tunnel. Le nouveau modèle, qui n’a rien à voir avec l’ancien, devient la plus lourde pelle à rayon court du marché.

Ce n’est pas une amélioration, c’est une transformation ! En remplaçant sa R 944 C Litronic Tunnel par la R 950, Liebherr propose une toute nouvelle machine. Seul le poids ne change pas : 45 t. Mais la structure est radicalement différente : alors que la 944 était bâtie sur la base d’une tourelle classique, la 950 adopte une tourelle cylindrique à rayon court, ce qui en fait la plus lourde du marché dans cette configuration. Une tourelle spécialement conçue pour cette machine, puisqu’on ne la retrouve pas sur un engin de surface, contrairement à celle du modèle plus petit. Pourquoi ce design ? Le rayon court a comme gros avantages de limiter le porte-à-faux et de réduire considérablement le risque de collision entre l’arrière de la machine et la paroi du tunnel, un engin de passage ou, pire, un piéton. Pour parvenir à une telle compacité, Liebherr a dû changer le moteur de sa pelle, un 4-cylindres remplaçant un 6-cylindres. « Contrairement aux pelles de conception standard, le moteur sur la R 950 Tunnel est placé de façon longitudinale. Ce moteur à 4 cylindres est moins long que le 6-cylindres et permet ainsi de diminuer le rayon de giration arrière », explique Geoffroy Debost, chef de produits à l’usine Liebherr de Colmar, où a été conçue et fabriquée cette machine. Or ce même moteur est tout aussi puissant que l’ancien 6-cylindres : 190 kW, ce qui est nécessaire pour le travail à la fraise. Une version étalonnée à 150 kW est également disponible, moins gourmande en carburant et suffisante pour les travaux de curage au marteau ou au godet. L’autre nouveauté remarquable est une cabine fermée et pressurisée. « C’est effectivement devenu un incontournable pour certains clients qui travaillent dans des applications très poussiéreuses. Cette cabine reste rependant une option puisque la majorité des clients préfèrent encore la cabine ouverte », précise Geoffroy Debost. L’équipement, lui, reste très proche de l’ancien modèle : déport latéral en haut de flèche pour un débattement de 4 m à droite comme à gauche, protection des lignes hydrauliques par un blindage, vérin de balancier inversé pour éviter qu’il ne frotte contre la paroi, et vérin de godet intégré à l’intérieur d’un balancier étanche pour qu’aucune poussière n’y pénètre. La hauteur minimale de travail est de 6,10 m. La hauteur maximale frôle les 11 m. Un paramétrage réduit la course des vérins de flèche pour fixer une cote haute à ne pas dépasser et réduire les risques de chocs au plafond. Signalons enfin un train de chenilles particulièrement bien protégé, avec pas moins de quatre guide-chaîne par longeron.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X