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Une pelle amphibie pose un rideau de palplanches dans la Loire

Mots clés : Energie nucléaire - Matériel - Equipement de chantier - Travaux publics

Génie civil. Loca64 s’est équipé d’une pelle Komatsu PC210 Long Reach montée sur un châssis flottant pour intervenir devant une centrale nucléaire.

«Nous voulions un matériel simple, rapide, facile à déplacer et que nous serions capables de relouer. La solution était évidente à nos yeux : une pelle amphibie s’imposait », précise Nicolas Martin, commercial chez Loca64, loueur de matériel spécifique. Répondant à une demande d’EMCC (groupe Vinci), cette pelle était destinée à réaliser un rideau de palplanches dans le lit de la Loire, devant la centrale nucléaire de Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher), l’ouvrage prévoyant la réduction de l’envasement de la prise d’eau destinée au refroidissement du réacteur. D’un accès difficile, le lieu d’intervention était, de surcroît, surplombé par une ligne électrique à très haute tension. La machine s’est adaptée. Il s’agit d’une pelle Komatsu PC210-8 Long Reach modifiée : le balancier de 6 m a été remplacé par un modèle court de 2,40 m, avec un vérin de godet surdimensionné qui accroît sa capacité de levage jusqu’à 4 t. Le module de gestion du moteur a en outre été boosté pour développer 132 kW au lieu de 114 kW ; l’engin dispose ainsi de la puissance supplémentaire nécessaire pour manœuvrer son bras et actionner efficacement le vibrofonceur, un Movax SG-20V haute fréquence, d’un poids de 2 680 kg. Contrairement à un vibrofonceur traditionnel, son système de préhension latéral facilite le placement des palplanches lorsque la hauteur de travail est limitée, comme ici où il fallait impérativement respecter une distance de sécurité de 5 m sous la ligne haute tension. « Dans ce contexte, on n’aurait jamais pu travailler sans », précise le conducteur de l’engin. Pour pouvoir flotter, la pelle a été adaptée sur un châssis flottant Big Float 2200, long de 11 m, fabriqué par le finlandais Remu. Au-delà de 1,50 m de fond, l’adjonction de deux flotteurs supplémentaires en fait un engin parfaitement amphibie, capable de se déplacer à 7 km/h. Si besoin, des pieux d’ancrage stabilisent le matériel jusqu’à une profondeur de 8 m lorsqu’il travaille au milieu d’un fort courant. Un conseiller technique du forum Technique-TP a aidé à la rédaction du cahier des charges et à la conception de la machine. Il se dit « très satisfait » du Movax mais regrette la fragilité du châssis Big Float. Faiblesse à laquelle Remu a remédié depuis, comme l’a prouvé un tout nouveau châssis flottant dévoilé cette année lors du salon Intermat.

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