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Une pelle à câble sur mesure pour travailler sous gabarit

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Réseau routier

Une paroi moulée réalisée sous une rocade a nécessité l’adaptation du matériel.

Alors que le tunnelier Elaine commence à grignoter le sous-sol de Rennes pour tracer la future ligne B du métro, de délicats travaux de terrassement s’achèvent sous la rocade sud, portée par un viaduc. En effet, durant deux mois, la société Sefi-Intrafor a réalisé la tranchée couverte, au droit de l’ouvrage, par la technique de paroi moulée. La présence de ce périphérique à la rennaise, emprunté par 100 000 véhicules/jour, a compliqué les opérations, notamment le passage des engins. Classiquement, ce type de projet requiert une pelle à câble sur chenilles équipée d’une flèche de 21 m et d’une benne preneuse de 21 t. Or, sous le viaduc de la rocade, la hauteur maximale autorisée plafonne à 6 m. Impossible donc d’opérer avec une machine standard : « Nous avons dû adapter une tête courte sur la flèche de la machine et réduire la longueur de cette dernière à 4 m, explique Frédéric Cadet, chargé d’affaires chez Sefi-Intrafor (groupe Fayat). Par ailleurs, le chevalet qui soutient la flèche a également été modifié et abaissé. C’est une filiale du groupe Fayat, SAML, qui a réalisé les modifications sur la base d’une grue Liebherr 853. » Son poids étant réduit de 4 à 5 t, il a fallu monter une benne plus petite. La cadence de réalisation des barrettes en béton a été ralentie : « Cinq heures environ par barrette contre une heure dans des conditions courantes », note Frédéric Cadet. Comme pour une paroi moulée classique, la benne preneuse ouvre une passe de 2,80 m de long sur 80 cm de large et descend à 14,50 m de profondeur. Trente barrettes ont été réalisées sous l’ouvrage, dont certaines à proximité des piles du viaduc. « Les opérations de ferraillage avant le coulage du béton ont dû être également adaptées à la contrainte de confinement. Impossible de descendre une cage d’armature de 14 m d’un seul tenant. La solution retenue repose sur l’assemblage d’éléments d’armature par sections de 4 m. » Chaque structure métallique a été grutée à l’aide d’un mini-engin avant d’être vissée manuellement sur l’élément précédemment installé avec des manchons de 10 cm : 66 manchons par cage d’armature ont été mis en place. Un travail d’orfèvre qui a mobilisé une équipe de 12 personnes pour une durée moyenne de manutention de trois à quatre heures pour chaque cage. « Pour cette partie du chantier sous gabarit, nous y sommes allés à la petite cuillère ! » conclut Frédéric Cadet.

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