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Une pelle à câble de 240 t, montée sur un navire de dragage

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Travaux publics

Travaux maritimes. L’italien Zeta vient de baptiser l’Alessandro Z, un bâtiment de dragage capable de travailler jusqu’à 200 m de profondeur.

Pour draguer le fond des mers, plusieurs techniques existent. On peut installer sur le navire une pelle hydraulique qui descend peu profond, à une vingtaine de mètres au maximum, mais qui travaille rapidement et avec grande précision. La drague aspirante est très productive mais elle doit rester non loin des côtes pour pouvoir rejeter les déblais sur la terre ferme, à l’aide d’un long tuyau flottant. L’italien Zeta, lui, préfère la pelle à câble et enrichit sa flotte d’un nouveau navire  l’Alessandro Z , qui sera son plus gros. Avantage de cette technique : pouvoir draguer loin et en profondeur. Long de 84 m, d’une capacité d’emport de 3 000 t, ce navire dispose à la proue de la plus grosse des pelles à câble Liebherr : la HS 8300 HD. Pour les travaux à faible profondeur, celle-ci est équipée d’une benne preneuse hydraulique de 20 m3, un accessoire puissant, rapide, mais qui doit être alimenté par des flexibles hydrauliques, ce qui limite la profondeur à 25 m. Mais, si on la remplace par une benne preneuse mécanique, la profondeur d’intervention, fixée par la seule longueur du câble, atteint ici 200 m. Le navire est donc configuré et homologué pour pouvoir travailler en pleine mer. Débarrassée de ses chenilles pour être directement fixée sur le pont du navire, la Liebherr HS 8300 HD est équipée de deux treuils à chute libre. Sauf que celle-ci est doublement contrôlée. D’abord, un système de mesure du déroulement du câble permet de l’arrêter net à une longueur définie pour respecter une cote. Surtout, la HS 8300 HD est la première pelle à câble équipée de treuils hybrides. L’énergie déployée par la descente de la benne en chute libre est en partie récupérée par une pompe hydraulique qui stocke dans des accumulateurs de l’huile sous pression. Celle-ci est ensuite libérée dans la phase de remontée pour s’ajouter à celle délivrée par le circuit primaire. Conséquence : ce sont 1 250 kW qui activent le treuil alors que le moteur diesel  un V12 Liebherr  délivre seulement 725 kW de puissance. L’hybridation sert ici à réduire la taille du moteur tout en conservant la même énergie au travail, ouvrant à des économies de carburant. Ce système n’est pertinent que pour les pelles à câble effectuant des mouvements répétés, de surcroît avec un accessoire suffisamment lourd pour que sa chute libre délivre assez d’énergie pour entraîner une pompe de 525 kW. Les cas seront rares. L’Alessandro Z en est un.

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