Régions Albi

Une passerelle pour valoriser la cité épiscopale

Mots clés : Ouvrage d'art

Début avril, la commission nationale des secteurs sauvegardés doit examiner le projet de passerelle piétonne sur le Tarn, à Albi (Tarn), des belges Ney & Partners, validé à l’unanimité lors du conseil de la communauté d’agglomération de l’Albigeois du 25 février. Aujourd’hui sujet de débats lors des élections municipales, le projet a été longuement mûri. Né en 2006, il s’inscrit dans le plan de déplacements urbains de l’agglomération et a été intégré dans le dossier de candidature au classement Unesco du secteur sauvegardé de la cité épiscopale pour participer à sa valorisation. Après le feu vert de Réseau ferré de France de fixer l’ouvrage en encorbellement sur le pont ferroviaire du XIX e siècle franchissant la rivière, le concours a été gagné début 2014 par Ney & Partners.

« Située dans le périmètre du secteur sauvegardé, la passerelle doit permettre une liaison confortable et sécurisée pour les piétons et les cyclistes entre le centre-ville et le parc de Pratgraussals, sur la rive droite du Tarn. Positionnée à l’aval du pont, elle invite à la découverte du paysage à l’amont, vers la cathédrale Sainte-Cécile et la cité », précise Sarah Laurens, vice-présidente déléguée aux déplacements doux au Grand Albigeois.

Plusieurs belvédères

Composé d’un caisson métallique de 85 cm d’épaisseur, recouvert d’une résine avec des agrégats de quartz pour rappeler la couleur de la brique du viaduc, l’ouvrage, long de 200 m, a une largeur qui varie entre 3,50 m et 8 m. Les architectes ont en effet imaginé de créer des belvédères sous chaque arche, donnant au piéton une vue sur la rive droite dominée par la cathédrale. Avec sa sous-face couleur bleue pastel, voulue pour renforcer son immatérialité, l’ouvrage s’accroche au viaduc, via deux consoles créées dans la maçonnerie de chacune des six piles. « Dans un site historique, c’était une gageure d’ajouter quelque chose. Mais nous avons imaginé de renforcer l’identité du viaduc. La passerelle devient ainsi sa parure », explique l’architecte Laurent Ney. Des aménagements urbains sur les deux rives complètent le projet. Rive droite, ils visent à donner une cohérence à deux places anciennes, séparées depuis le XIX e siècle par le viaduc, en créant une continuité sous la première arche.

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ENCADRE

Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : communauté d’agglomération de l’Albigeois. Maîtrise d’œuvre : Agence Ney & Partners (mandataire) ; Jean-Louis Rebière, architecte en chef des monuments historiques ; Atelier R & C (architecte opérationnel). BET : Grontmij SA (VRD, structures), ETB (OPC), Agence Scène publique (scénographie et lumière). Début des travaux : fin 2014. Coût : 3,1 millions d’euros HT (passerelle), 1,5 million (requalification des espaces publics).

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