Régions Nantes

Une page se tourne sur l’île

En décembre, la nouvelle équipe de maîtrise d’œuvre urbaine (pilotée par un paysagiste) prendra le relais pour huit ans de Marcel Smets et Anne Mie Depuydt (UAPS), dont l’accord-cadre arrive au terme des six ans. Pour matérialiser l’approche instaurée depuis 2010 dans la fabrication de l’île de Nantes, la Société d’aménagement de la métropole Ouest Atlantique ( Samoa) a confié au critique d’architecture Jean-Louis Violeau le commissariat d’une exposition (1) sur la période Smets-UAPS.

Après l’époque Chemetoff et un investissement fort de l’espace public (Nefs, parc des Chantiers), Jean-Louis Violeau a su faire « émerger le discret » de la phase 2 de l’aménagement de l’île en décryptant le processus de conception de 28 projets lancés de 2010 à 2016.

Pour structurer les programmes immobiliers, dont la production a explosé à partir de 2010, le « plan des transformations » des architectes-urbanistes s’est d’abord appuyé sur la mobilité (ligne Chronobus C5 livrée en 2015, arrivée du tramway prévue en 2026, véloroute, traversées… ). Figure paysagère, urbanité, valeur d’usage… Autour de ces maîtres-mots, collectivités, architectes, promoteurs, habitants et entreprises se sont ensuite impliqués dans des work shops afin de dessiner le futur d’une île à vivre.

Défi de la durabilité. « Le PLU a même été modifié dans l’intérêt du projet », rappelle Anne Mie Depuydt, qui a défendu d’une main de fer des concepts comme les rez-de-chaussée habités, l’hybridation habitat-bureaux, les programmes évolutifs… jusqu’à des hauteurs sous plafond de 2,70 m. Tout en relevant le défi de la durabilité dans une économie contrainte, le résultat est à la hauteur. Les urbanistes ont su faire émerger « des initiatives venant du territoire », se félicite Alain Bertrand, directeur général adjoint de la Samoa. « Grâce à ce travail, nous pouvons raconter une histoire sur beaucoup de bâtiments », ajoute-t-il.

Quant à l’histoire de l’île, elle se poursuit avec l’arrivée, d’ici à 2026, des 250 000 m du futur CHU et d’un parc métropolitain de 14 hectares, qui donneront au site une nouvelle identité, voire sa nouvelle centralité métropolitaine.

( 1 ) « Architectures habitées de l’île de Nantes 2010 -2016 » , galerie Loire de l’Ensa Nantes, jusqu’au 17 décembre.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X