Régions Caen

Une nouvelle vie pour le château ducal

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gares, aéroports - Logement social - Politique du logement

+ 18 % Hausse du prix moyen des appartements anciens sur les dix dernières années à Lille (+ 12,8 % pour la France).

21 M€ Somme programmée pour la modernisation de la gare de Rouen-Rive droite et de son parvis.

8 conventions entre la Caisse des dépôts et des organismes de logement social des Hauts-de-France signées en 2016.

Un parking situé sur l’esplanade centrale, des entrées à peine signalées, un mobilier urbain hétérogène, un éclairage obsolète, des espaces verts non maîtrisés… Les maux paysagers du château ducal de Guillaume le Conquérant à Caen sont aujourd’hui identifiés, et le diagnostic est posé. « Ce monument historique gigantesque situé en cœur de ville est difficilement compréhensible », constate Carole Vilpoux, architecte responsable du patrimoine des monuments historiques à la Ville de Caen, chargée du pilotage du schéma directeur du château.

Construite en 1060, l’enceinte occupe cinq hectares et accueille en son sein deux musées, ceux des Beaux-Arts et de Normandie. En 2000, un premier schéma directeur porté par Daniel Lefèvre, architecte en chef des monuments historiques, avait été validé. Il avait permis d’engager des travaux de restauration et d’aménagement indispensables jusqu’en 2015. « Aujourd’hui, la principale exigence est la cohérence du lieu en termes d’aménagement paysager, poursuit Carole Vilpoux. On peut arriver dans l’enceinte du château sans vraiment s’en rendre compte, et une fois que l’on y est, il est difficile de s’y repérer. »

L’attractivité touristique potentielle de cet ensemble architectural chargé d’une histoire millénaire a incité la Ville de Caen à engager la deuxième phase du schéma directeur, avec un horizon à 2037. « Lisibilité, visibilité et accessibilité » sont les trois objectifs de ce projet adopté en mars, qui engagera 95 millions d’euros. Décision emblématique, la fin du stationnement sur l’esplanade centrale est d’ores et déjà actée.

Réaménagement paysager. Les actions s’organisent selon trois axes. La préservation du patrimoine, d’abord, qui nécessitera des restaurations avec un important travail de dévégétalisation des murs et des abords. Les recherches archéologiques se poursuivront en étroite collaboration avec la Drac. « De nouvelles traces de bâti ont été récemment mises au jour : une prison du XIVe siècle et un bâtiment inconnu », rappelle Carole Vilpoux.

Deuxième axe, la réappropriation du château par les Caennais avec le réaménagement paysager du site et le renforcement du lien entre l’université au nord et le centre-ville au sud. Enfin, les circulations sur le site seront réorganisées afin d’offrir des repères au visiteur, de rendre accessibles des lieux tels le donjon ou le tour de garde complet, et de créer des belvédères. Un premier appel d’offres pour un marché de maîtrise d’œuvre a été lancé, sur une tranche de travaux de 2,45 millions d’euros TTC qui inclut notamment la mise en lumière des remparts sud. Le rendu est fixé au 11 mai.

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