Régions Bas-Rhin

Une nouvelle jeunesse pour un barrage de caractère

Mots clés : Enfance et famille - Ouvrage d'art

Acier, béton et grès conjuguent leurs atouts pour redonner à la fois son efficacité et son charme au barrage de la Steinsau, construit à la fin du XIXe siècle près d’Erstein (Bas-Rhin), le long de la rivière Ill et du ruisseau Muhlbach. L’ouvrage joue un rôle déterminant dans la protection de l’agglomération de Strasbourg contre les crues. Sa réfection pour 3,6 millions d’euros (coût d’opération) requiert des interventions variées et complexes. Elles sont assurées depuis l’automne dernier jusqu’à l’été prochain par le groupement qui rassemble Peduzzi (génie civil, mandataire), Rouby (serrurerie), Maïa Fondations, ER3i (électricité et automatismes) et ISL (études), sous la maîtrise d’œuvre d’Artelia et la maîtrise d’ouvrage de la région Grand Est.

Béton et grès. Le diagnostic sur l’ampleur de la dégradation des éléments en béton a conduit à démolir les trois piles érigées dans ce matériau. Elles sont reconstruites avec un béton dosé à 400 kg de ciment par m3 . « Sa résistance répond à l’exigence de durée de vie à 100 ans de l’ouvrage, liée à sa classification de sécurité », précise Julien Laroyenne, chargé d’affaires de Peduzzi (groupe Livio). Le grès, lui, a mieux résisté au temps. De ce fait, ses trois piles sont conservées. Afin d’obtenir une cohérence visuelle, le nouveau mur de séparation entre les deux cours d’eau s’habille d’un béton préfabriqué, matricé et teinté dans la masse, qui imite l’apparence du grès.

Palplanches en Z. Une autre particularité du chantier concerne les palplanches pour la réalisation des batardeaux et des rideaux d’étanchéité. Elles ont été choisies dans la catégorie des profils en forme de Z, ce qui augmente leur inertie (par rapport au profil en U plus conventionnel) et, par conséquent, la résistance en flexion des batardeaux. Les 132 tonnes de palplanches utilisées sont fixées à près de 7 m de profondeur, sur une centaine de mètres de long.

L’opération inclut également le renouvellement des vannes et leur motorisation, le remplacement de la passerelle, l’aménagement d’une passe à poissons et d’une rampe à canoës-kayaks, et l’installation de six vis d’Archimède pour la production hydroélectrique. Le chantier est décomposé en trois phases afin de garantir le débit de l’Ill en aval.

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