Technique et chantier

Une nouvelle étape dans l’histoire de Mecalac avec la 12 MTX

Travaux urbains. En modernisant sa machine articulée, le fabricant français espère élargir le cercle de ses fidèles grâce à une conduite simplifiée.

La Mecalac, matériel emblématique des travaux urbains français, débute une nouvelle étape de son histoire. Née en 1984 dans un atelier près d’Annecy, cette machine a, dès l’origine, été conçue pour travailler en ville. Trois originalités font la différence entre une Mecalac et une pelle classique. Sa flèche est placée à droite, côté trottoir quand la machine avance dans le sens de la circulation automobile. Le moteur n’est pas inclus dans la tourelle mais séparé, placé sur un châssis articulé. Conséquence : la partie rotative est très courte puisqu’elle n’est pas encombrée par le moteur. Enfin, l’équipement a une cinématique particulière : volée variable, déport en haut de flèche et vérins inversés, ce qui lui fait perdre en puissance de cavage mais gagner en capacité de levage. Trente ans plus tard, le nouveau modèle, baptisé « Mecalac 12 MTX », garde les mêmes caractéristiques originelles, mais apporte de nouvelles améliorations. Les points d’articulation de l’équipement ont été déplacés pour lui faire gagner encore de la portée. Le moteur est intelligemment encastré dans le châssis pour améliorer la visibilité arrière. Enfin, l’interface de conduite de la 12 MTX a été complètement repensée grâce à l’informatique embarquée. Tout se résume aujourd’hui à quatre boutons : « parking » automatise la procédure de mise en arrêt, avec entre autres le déploiement d’un marchepied escamotable ; « pelle » organise les commandes comme celles d’un engin de terrassement et « chargeuse » réattribue les fonctions comme celles d’un engin de levage ; enfin, « route » configure la machine pour lui permettre de circuler sur la voie publique (gyrophares allumés, équipement recroquevillé, etc.) et active un régulateur de vitesse. Cette démarche n’a qu’un seul objectif : rendre la conduite d’une Mecalac simple et intuitive. Car sa difficulté de prise en main a longtemps été le talon d’Achille de cette machine hors norme. En France, elle n’est louée qu’avec un conducteur expérimenté. À l’étranger, elle effraie les entrepreneurs qui remarquent d’abord sa complexité avant de comprendre ses avantages. L’automatisation et les améliorations ergonomiques permettront peut-être à la Mecalac de séduire d’autres clients que les entreprises françaises, qui ne jurent depuis longtemps que par elle, et d’élargir le cercle de ses fidèles.

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