Transition numérique

Une modélisation de l’existant plus efficace

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE - Logiciels - Outils d'aide - Rénovation d'ouvrage

La réhabilitation d’un bâtiment industriel s’est appuyée sur une acquisition de l’existant via un relevé 3D, dont la conversion en maquette numérique a été partiellement automatisée.

Confiée à l’agence d’architecture Anyoji Beltrando, la reconversion en logements de l’ancienne usine de l’équipementier automobile Marchal, à Pantin (Seine-Saint-Denis), a profité de la détermination de l’entreprise générale Brézillon à conforter sa pratique du BIM. L’objectif était de fournir à la maîtrise d’ouvrage un DOE numérique et de tester, par la même occasion, un cas d’usage récemment déployé au sein de ses équipes : l’acquisition de l’existant au moyen d’un relevé effectué par scanner laser 3D. « Nous avons ciblé cette opération comme pilote pour la structure hétérogène et les formes géométriques simples et répétitives du bâtiment, précise Christophe Ey-raud, responsable de la transformation numérique de la filiale de Bouygues Bâtiment Île-de-France. La simplicité géométrique ne présentait a priori pas de complexité particulière en termes de relevés, mais la multiplicité des détails structurels induisait un travail complexe de modélisation. »

L’algorithme propose une interprétation des points du nuage plus précise qu’un relevé architectural classique.

Scans et relevé 3D pour 4,7 Go de données

L’usine, désaffectée depuis les années 80, comportait deux bâtiments, l’un avec une structure en pans de bois, l’autre en charpente métallique, pour une surface de 3 663 m2 . Le relevé 3D a été effectué par un géomètre, qui a également procédé à l’assemblage des scans. En pratique, le nuage de points ainsi constitué (de 4,7 Go !) aurait pu être converti manuellement en maquette numérique par un projeteur. Mais cela aurait supposé du temps et des équipements particulièrement performants. Dans le cadre de cette expérimentation, l’équipe projet a choisi de s’appuyer sur un service novateur, lancé sur le marché depuis janvier 2016 et proposé par la start-up montpel-liéraine Snapkin, que parraine par ailleurs Bouygues : la transformation semi-automatisée du nuage de points en maquette numérique du bâtiment au...

Vous lisez un article de la revue CTB n° 356 du 08/12/2016
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