Architecture Technique Aménagement

Une gare routière inspirée par le paysage

Mots clés : Architecture - Gares, aéroports

Le pôle modal d’échanges d’Antibes : un projet architectural urbain intégrant environnement et agrément.

Le boulevard du Général-Vautrin est une départementale parallèle aux voies ferrées, qui traverse Antibes (Alpes-Maritimes) et se poursuit au nord vers Nice. Entre deux carrefours, avec l’avenue Philippe-Rochat d’un côté et l’avenue Jules-Grec de l’autre, il a été réaménagé pour accueillir le « pôle modal d’échanges », un équipement urbain qui assure l’articulation entre différents modes de déplacement, fluidifiant ainsi la circulation à l’échelle de la communauté d’agglomération de Sophia Antipolis (Casa), proche de la saturation. C’est aussi l’occasion de créer une liaison physique et visuelle entre ville basse et ville haute. Comme l’explique l’architecte Dominique Gautier : « Il a fallu composer avec la voirie. » Son redécoupage a permis d’aménager quatre voies de circulation (au lieu de sept) séparées par un terre-plein central, planté de palmiers, qui en facilite le franchissement piétonnier. Les trottoirs, créés ou agrandis – notamment au niveau des carrefours – offrent de nouveaux espaces réservés aux piétons et aux cyclistes. Côté est, le pôle multimodal comporte un bâtiment de 200 m de long entouré de deux voies de circulation et de stationnement pour les bus à haut niveau de service (BHNS) et les autocars. A la fois station de transit et terminus, il est relié à la gare SNCF par une passerelle et accessible en voiture via un « dépose minute ».

Un bâtiment-paysage.

Deux dalles de béton, au sol et en toiture, structurées par des poteaux métalliques caractérisent le pôle. Entre les deux se glissent les éléments du programme : espaces d’attente ouverts protégés du soleil et de la pluie, kiosques qui participent au contreventement, billetterie, salle de repos, espaces d’attente, équipements à vélos, toilettes. Accentuant la transparence, la toiture s’ouvre ponctuellement au-dessus de patios réceptacles des eaux de pluie. Des palmiers déjà sur site et transplantés contribuent au verdissement de l’ensemble. Au total, 4 000 des 40 000 m2 de l’opération sont occupés par des espaces verts. L’ancien talus qui bordait la route côté port a été intégré au nouvel aménagement. Il est stabilisé par un mur de 5 m de haut en blocs de béton cranté empilés qui rappellent les pierres des murs d’enceinte. Couronné par des éléments en béton lisse, il se retourne en tablette et forme un belvédère sur la vieille ville et le port, situés en contrebas. « Nous avons magnifié l’attente et tissé des relations entre ce quartier, la ville et le grand paysage : la mer, le fort Vauban et les Alpes », conclut Dominique Gautier.

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ENCADRE

Maître d’ouvrage : C.A. de Sophia Antipolis. AMO : Sitétudes, Citec. Maîtrise d’œuvre : Gautier + Conquet, architectes et paysagistes. BET : Ingérop, Caribou Concept (éclairage). Entreprises : Gagneraud (ouvrage d’art), Razel Bec (VRD), Provence Jardin (espaces verts), Campenon Bernard (structure, génie civil), Régis (menuiseries extérieures, bardage bois et serrurerie), Silence Confort (finitions extérieures), Art et Clim (plomberie, CVC), Montelec (électricité/télécommunication). Surface : 40 000 m2. Coût d’opération : 12,6 M€ HT.

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