Technique et chantier

Une gamme de motobasculeurs venue d’outre-Manche comble un manque

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Travaux urbains. Très complémentaires du reste de son catalogue, les motobasculeurs arrivent dans le réseau commercial de JCB. Ce sont des machines fabriquées en Grande-Bretagne par Terex.

Très appréciés en Grande-Bretagne, les motobasculeurs manquaient indéniablement au catalogue de JCB, la marque anglaise se voulant l’un des spécialistes des petits et moyens matériels pour travaux urbains. Le trou est comblé avec l’arrivée massive de 11 modèles dont la charge utile s’échelonne entre 1 et 10 t, avec, pour certains d’entre eux, une benne rotative. En fait, sous la peinture et l’autocollant, ce sont des motobasculeurs Terex que JCB commercialise sous son nom et à travers son réseau. « Pour lancer un nouveau produit, il y a trois possibilités : soit on le fabrique soi-même ; soit on rachète l’entreprise qui le fabrique ; soit on passe avec elle un accord de distribution. Nous avons choisi cette troisième solution », admet Tim Burnhope, directeur de l’innovation et du développement. Terex, de son côté, s’engage à acheter certains composants à JCB, comme le moteur 4 cylindres EcoMax qui équipera dorénavant le modèle de 6 t. Les plus petits modèles restent motorisés par Kubota, les plus gros par Deutz. Autre ajout : le raccordement au système de suivi télématique LiveLink, propre à JCB, qui offre de nouvelles possibilités de suivi à distance et de gestion de parc. Une option susceptible d’intéresser les loueurs, principaux acheteurs de ce type d’engins. Or en France, Loxam reproche aux motobasculeurs leur manque de visibilité. L’opérateur étant placé derrière la benne, celle-ci lui masque la vue, surtout quand elle est remplie en dôme. Un problème dont souffrent surtout les gros modèles, quelle que soit leur marque, et qui provoque chaque année des accidents. Quelles solutions JCB va-t-il proposer ? « Nous sommes encore en phase d’étude », répond la filiale française de la marque, tout en restant assez évasive sur le sujet. Paradoxe : Dans les années 1970 et 1980, JCB fabriquait lui-même un motobasculeur de 12 t de charge utile à cabine frontale, ce qui reste la meilleure solution pour résoudre le problème de visibilité. Cet héritage et le renouveau d’intérêt pour ce type de machine vont-ils pousser à ressortir des engins de ce type ? « Le motobasculeur à conduite arrière reste bien moins coûteux à fabriquer qu’un modèle à cabine frontale. Ce dernier s’apparente davantage à un petit tombereau articulé et cette architecture ne peut pas être déclinée de manière compétitive sur le cœur du marché que représentent les machines de 2 à 6 t de charge utile », coupe Tim Burnhope.

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