Technique et chantier

Une Fassi de 90 tm pour remplacer une petite grue mobile

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Travaux publics

Génie civil. L’électronique embarquée dans les grues auxiliaires se perfectionne. Exemple avec cette nouvelle Fassi de gros tonnage.

«C’est une vraie tendance dans tous les pays d’Europe. On nous demande des grues de plus en plus puissantes, constate Giovanni Fassi, président de Fassi, spécialiste italien des grues auxiliaires. Je l’explique par la montée en puissance des loueurs. » Ces levageurs remplacent de petites grues mobiles à deux essieux par des porteurs routiers à trois ou quatre essieux, surmontés d’une puissante grue auxiliaire. Cette configuration, moins coûteuse à l’achat comme à l’exploitation, s’avère suffisante dans bien des opérations de levage ! C’est en pensant à cette application que Fassi vient de sortir sa F990RA : une grue auxiliaire d’une capacité de 90 tm, ce qui n’en fait pas la plus puissante du catalogue, mais la classe tout de même dans la catégorie des matériels lourds. Dans sa configuration à sept caissons, elle déploie son bras télescopique à 21 m et peut atteindre 32 m si on lui adjoint une volée variable extensible. Comme toutes les grues auxiliaires, depuis 2011, cette F990RA est conforme à la nouvelle mouture de la norme EN 12999 qui oblige le contrôle de stabilité à prendre en compte la position de chaque stabilisateur. Les quatre devront être pleinement déployés pour que l’électronique autorise la pleine charge. Fassi ajoute à cette obligation une possibilité maison, baptisée « ADC ». Ce système propose trois modes de travail : « Standard » permet de travailler dans l’abaque original ; « XP » réduit la vitesse de la grue, ce qui évite le ballant de la charge et rend le levage plus stable, donc plus sûr, permettant de gagner 5 % de capacité maximale ; quant au mode « XHE », non seulement il réduit la vitesse des mouvements, mais il en bloque certains, contraignant la grue à rester dans sa position optimale. Là, c’est 10 % de charge maximale qui est gagnée, cette 90 tm devenant une 100 tm. Autre innovation que permet l’électronique embarquée − de plus en plus perfectionnée dans les grues auxiliaires modernes −, le système MPES gère le déploiement des caissons télescopiques : ils ne sortent plus les uns après les autres ; le caisson d’extrémité se déploie en premier, puis les autres s’étendent tous ensemble, dans un même mouvement. La flèche télescopique y gagne en rigidité, ce qui est important pour une grue auxiliaire qui travaille beaucoup en flexion car, rappelons-le, elle soulève sa charge en relevant sa flèche puisqu’elle n’a pas de treuil mais un crochet fixe installé à son extrémité.

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