Enjeux

Une famille en béton à la tête d’IDBAT

Mots clés : Béton - PME

En développant sa propre formulation de BFUP, la PME drômoise décroche d’importants chantiers.

L’histoire d’IDBAT commence en 1967, lorsqu’Antoine Perazio décide de créer une unité de préfabrication béton au sein de la PME de maçonnerie familiale Royans Travaux, fondée par son père à Saint-Nazaire-en-Royans, dans la Drôme, au début des années 1900. Il s’agit, à l’époque, de répondre aux besoins que génère l’explosion des chantiers résultant de la crise du logement.

Faire face à la concurrence italienne et espagnole. En 1990, Fougerolles procède au rachat de l’entreprise, mais exclut l’entité IDBAT du périmètre de la transaction. C’est alors au tour d’Alain, le petit-fils d’Antoine, de poursuivre l’activité béton préfabriqué en développant toute la gamme de produits afférents : mobilier urbain, bétons architectoniques, sablés, désactivés, matricés, puis autoplaçants, etc. Mais si le béton prêt à l’emploi est une activité résolument locale, il en va tout autrement des éléments préfabriqués, capables de voyager facilement. Début 2010, Nicolas Perazio, fils d’Alain, constate « une baisse des commandes due à la concurrence internationale, notamment italienne et espagnole, qui arrive à produire 30 % moins cher ».

1967 : création de l’unité de préfabrication 3 M€ : CA 2015 25 salariés

Il décide alors d’évoluer vers d’autres types de béton architecturaux, en l’occurrence, de se lancer sur le créneau des bétons fibrés à ultra-hautes performances (BFUP), « en profitant de l’opportunité que constituait une nécessaire modernisation de notre outil industriel », explique Nicolas Perazio. Une idée qui a germé dans l’esprit du jeune conducteur de travaux, formé à l’Institut supérieur de la construction, après plusieurs stages de formation au Centre d’études et de recherches de l’industrie du béton (Cerib).

Opérer des synergies techniques. « Il s’agissait simplement de trouver les bons produits et les adjuvants adaptés », la mise au point de la formulation nécessitant tout de même quatre années de recherche et développement. Pour ce faire, le préfabricant s’adjoint les compétences d’Omya et de BASF, des partenaires choisis pour leur technicité, « mais avant tout pour des critères d’alchimie humaine, notamment avec Antoine Binet et Pascal Gonnon, croisés tous deux au Cerib ». L’occasion également d’opérer une synergie technique familiale en profitant des compétences de Defi, créée par Gilles Perazio, un oncle de Nicolas, spécialiste, via son laboratoire de colorimétrie de la société Houillères de Cruéjouls (Aveyron), des pigments et de la coloration des bétons, mais aussi du savoir-faire de Perazio Engineering (Isère) en matière de topographie 3D.

Premières réalisations d’envergure avec le consulat d’Algérie à Grenoble, conçu par l’agence d’architecture A-Team, puis le « Pavillon 52 » de Rudy Ricciotti, dans le quartier lyonnais de la Confluence (lire page 32) . Fort de ces succès, la saga Perazio se poursuit avec le centre d’affaires montpelliérain Audace, lui aussi signé Rudy Ricciotti et futur siège du promoteur Helenis, ainsi que la Maison de la création et de l’innovation, à Grenoble, conçue par l’architecte Jacques Ripault.

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