Régions Orléans

Une double peau bioclimatique pour le muséum

Mots clés : Démarche environnementale - Manifestations culturelles - Musées - galerie

Fermé depuis 2015 pour être rénové, le muséum d’histoire naturelle d’Orléans, situé près du centre commercial Place d’Arc et de la gare, va faire peau neuve… au sens propre. L’agence parisienne Joly & Loiret, désignée mandataire du projet à l’issue d’un concours, propose une nouvelle enveloppe architecturale pour remplacer la façade actuelle. « Nous allons déshabiller la vêture pour revenir au corps de béton du bâtiment sur lequel viendra s’accrocher une structure de bois suspendue », précise l’architecte Serge Joly. Des panneaux de verre, dont certains pourront s’ouvrir, ventileront le bâtiment. Et dans l’épaisseur de cette double peau bioclimatique viendront s’insérer des végétaux qui joueront le rôle de séquence tampon entre l’intérieur et l’extérieur du musée, en ouvrant sur la présence du vivant dans la ville. Cet espace pourra aussi servir de support d’expériences avec d’autres partenaires (agronomes, botanistes, etc. ).

« Plus de spatialité au bâtiment ». A l’intérieur, les espaces du musée, rebaptisé Mobe (muséum d’Orléans pour la biodiversité et l’environnement), ont été repensés pour donner « plus de spatialité au bâtiment qui manquait de volume », poursuit l’architecte. Les planchers seront éventrés pour créer un vaste espace de circulation central. Cet atrium ouvrira d’un côté sur le parcours de visite et de l’autre sur une colonne vitrée qui permettra d’apercevoir les réserves et les salles dédiées aux chercheurs. Au rez-de-chaussée, l’accueil et la billetterie seront déplacés. Le premier étage sera réservé aux expositions temporaires, les deux suivants à la collection permanente, tandis que le dernier, agrémenté d’une large terrasse, sera plutôt un espace de débats, avec cafétéria et auditorium.

La scénographie a été confiée à Scènevolution et la muséographie à Altermuséo. Pour ce projet, la municipalité d’Orléans a aussi fait intervenir le Frac Centre, spécialisé dans l’art et l’architecture. Cette coopération inédite a permis d’établir un cahier de recommandations, notamment sur la relation entre le vivant et l’architecture, destiné à orienter la réflexion des candidats. Le budget global de l’opération s’élève à 9,6 M€, dont 6,4 M€ de travaux HT. Le début du chantier est prévu dans un an, à l’été 2018, en vue d’une réouverture au public en 2019.

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