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Une chargeuse plutôt « musclée », mais qui manque de vitesse

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Travaux publics

Travaux urbains. Les testeurs de Technique-TP livrent leurs impressions aux lecteurs du Moniteur après une journée passée aux commandes de la chargeuse Weycor AR 65 Super.

Atlas Weyhausen, fabricant allemand de petites chargeuses articulées, n’a plus le droit d’utiliser son nom comme une marque. Désormais, ses produits s’appelleront « Weycor ». C’est le cas de l’AR 65 Super, une chargeuse au cœur de sa gamme que le loueur Aquiloc, par l’intermédiaire du groupe Kiloutou, nous a permis de tester sur notre terrain privé. Cette machine, d’un poids de 4,8 t, livrée en 2014 et que nous avons testée avec 657 heures au compteur, est équipée de pneumatiques 12,5 x 20, d’un moteur Deutz 4 cylindres de 54 kW (73 ch). L’équipement standard dispose d’une attache hydraulique rapide et d’un godet 4 en 1 de 750 l. Le constructeur a doté son châssis d’une oscillation centrale, solution qui permet d’optimiser les capacités tout-terrain, mais limite la stabilité en pleine charge. Les ponts dégagent une bonne garde au sol mais ne sont pas équipés d’un verrouillage de différentiel autobloquant. Cette fonction nécessite une action de la part de l’opérateur. La transmission à deux vitesses est performante et délivre une bonne et forte puissance de poussée et de pénétration dans les matériaux. La Weycor AR 65 est plutôt musclée… étrangement, malgré cette hydraulique puissante, la vitesse du cycle nous a paru lente, même à plein régime moteur. En outre, la conjugaison d’un mouvement de l’équipement avec l’activation de la ligne auxiliaire est très difficile. Les bras de l’équipement dégagent une bonne visibilité ; tous les vérins sont montés sur rotule, mais nous avons été déçus par l’angle de déversement du godet. La position transversale du moteur permet d’accéder aisément aux radiateurs, aux filtres, aux jauges et aux différents réservoirs, excepté à celui de carburant. La cabine offre une bonne visibilité avant et arrière, et une bonne accessibilité grâce à deux portières à droite et à gauche et à un aménagement intérieur simple et bien pensé. En revanche, la commande d’inverseur de marche sur le joystick n’est pas instinctive. Dans l’ensemble, cette chargeuse nous a plu par sa puissance au travail. Mais il reste à améliorer quelques détails.

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+ : C’est la force de pénétration qui est l’atout principal de cette machine. La force des vérins de l’équipement, combinée à la puissance de transmission, fait d’elle un véritable engin de terrassement. Le look moderne ne sacrifie pas, loin s’en faut, la visibilité générale, qui est excellente. Même réussite dans l’accessibilité aux points de contrôle et aux différents réservoirs.

– : Le levier de commande est le point faible de la Weycor AR 65. La commande d’inversion de marche n’est pas intuitive, le verrouillage du différentiel avant et arrière reste manuel et le joystick pourrait grandement gagner en ergonomie. L’hydraulique est assez lente ; la machine, certes puissante, manque de nervosité hydraulique. Enfin, la combinaison de mouvements simultanés est limitée.

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Test de la chargeuse

Entretien/service : +

Confort/visibilité : +

Capacité de chargement : –

Souplesse générale au travail : +

Performances de poussée : ++

Stabilité générale : +

Commandes d’équipement : —

Concept général de la machine : +

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