Régions Orléans

Une biennale pour rêver l’architecture contemporaine

Mots clés : Architecture - Création d'entreprise - Entreprise du BTP

220 M€ investis (dont 55 % de fonds privés) dans le projet de réseau électrique intelligent Smile, dans les Pays de la Loire.

463 m2 La surface d’une parcelle moyenne dans les zones urbaines en Loire- Atlantique, au troisième trimestre 2016.Source : Oloma.

5 300 autoentrepreneurs du BTP recensés en Bretagne. Quelque 4 300 seraient économiquement actifs.

Quatre ans après le dernier Archilab, le fonds régional d’art contemporain (Frac) Centre-Val de Loire lance à Orléans une nouvelle biennale d’architecture, au titre en forme de manifeste : « Marcher dans le rêve d’un autre ». Elle sera inaugurée en octobre 2017 et présentera « les regards croisés d’une trentaine d’architectes français et étrangers sur notre façon de construire un monde commun, un monde de proximité », explique le directeur du Frac, Abdelkader Damani, qui est également commissaires de la manifestation, associé à l’architecte italien Luca Galofaro.

Cette première édition se veut « une rencontre des mémoires, constituées et à constituer » et mettra trois invités à l’honneur. Tout d’abord, Patrick Bouchain, connu pour ses reconversions de friches industrielles en « fabriques culturelles », comme le Magasin à Grenoble ou le Lieu unique à Nantes, fera l’objet d’une rétrospective qui retracera quarante ans de création. La biennale explorera le travail du nigérian Demas Nwoko, qui propose une forme de syncrétisme des langages architecturaux. Enfin, une monographie sera consacrée à Guy Rottier, disparu en 2013, qui a réinventé la ville et la maison à travers des projets audacieux et poétiques.

« Construire un nouveau récit. »

A leurs côtés, les autres architectes invités – dont le français Didier Fiuza Faustino, le collectif Perou, la brésilienne Lucia Koch ou l’agence norvégienne Manthey Kula – viendront présenter des projets singuliers, dont certains commandés pour l’occasion. Ce sera le cas de l’agence britannique EcoLogicStudio, qui imaginera un nouvel urbanisme autour de la Loire. « Archilab, en son temps, avait répondu à une urgence, celle d’un monde en pleine mutation avec l’arrivée d’Internet. Aujourd’hui, il nous faut construire un nouveau récit, autour d’un monde désormais saturé d’informations », relève Abdelkader Damani, qui a pris la tête du Frac il y a un peu plus d’un an, après le départ de la cofondatrice d’Archilab, Marie-Ange Brayer.

Les travaux, complétés par des conférences, des rencontres, etc. , se répartiront en plusieurs lieux : les Turbulences, qui abritent le Frac à Orléans ; une église désaffectée ; la friche industrielle de la vinaigrerie Dessaux, investie par des étudiants de l’école d’architecture de Nantes ; l’espace public, pour un « cabinet de curiosité » ; le nouveau centre d’art contemporain des Tanneries d’Amilly, près de Montargis. Autant d’expositions qui s’appuieront bien sûr sur l’exceptionnelle collection du Frac, articulée depuis 1991 autour du dialogue entre art et architecture, la troisième au monde après celles du Moma à New York et du Centre Pompidou à Paris. Soutenue par l’Etat, la Ville d’Orléans et la région, la biennale, dont le budget est de 700 000 euros, durera six mois et s’achèvera en mars 2018. Le public aura donc le temps pour déambuler dans les rêves de ces créateurs.

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