Technique et chantier

Une banche à peau de bois pour un béton architectonique difficile

Mots clés : Architecte - Béton - Bois - Matériel - Equipement de chantier

Bâtiment.. Les plans de l’architecte, sur le chantier francilien de l’Ensae, nécessitaient un coffrage sur mesure. Aussi GCC a-t-il demandé à Peri de lui fournir une banche à peau de bois d’un format particulier.

L’École nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae) va rejoindre d’autres grandes écoles françaises sur le plateau de Saclay, dans l’Essonne, au sein de ce futur campus de l’excellence. L’école en construction repose essentiellement sur une structure métallique et des planchers en prédalles. Pas un chantier pour les coffrages… sauf que les plans prévoient deux noyaux en béton pour les cages d’escalier et deux grands voiles en béton pour les amphithéâtres. L’architecte a conçu sa structure métallique autour d’un quadrillage de 2,10 m. Il veut que le béton reprenne cette trame. Les banches métalliques classiques mesurent 2,40 m de large ; les traits de jonction laissés dans le béton ne convenaient pas. Mieux : l’architecte (agence CAB) a également placé sur son plan les trous laissés par les tiges d’entretoise selon un maillage correspondant à la trame générale. Pas le choix ! Il faut un coffrage sur mesure. « Nous avons étudié plusieurs solutions. La banche à peau de bois nous a paru être la meilleure », résume Arlindo Marques, chef de chantier chez GCC, en charge de la réalisation. C’est Peri qui lui a fourni le matériel autour d’une base dite « Vario ». « Le cadre est en bois, réalisé par des poutrelles GT 24, habituellement utilisées pour le coffrage de dalles. Nous y avons ajouté deux peaux coffrantes de 1,05 m de large sur 3,50 m de haut et 8 tiges d’entretoise ! L’ensemble fait donc 7,35 m² et laisse 8 trous, comme le souhaite l’architecte », décrit Peri. Mais la France est habituée aux banches métalliques intégrant tous les équipements de sécurité : console, béquilles, échelles. Peri a monté tous ces accessoires sur son cadre pour en faire une banche à part entière, déplaçable à la grue grâce à ses anneaux de levage. « C’est perfectible, mais ça va… », juge Arlindo Marques, qui n’oublie pas que ce matériel n’aura pas de seconde vie après ce chantier. Pour lui, le plus important reste la qualité de parement de ce béton architectonique autoplaçant. Celle-ci aurait-elle été meilleure avec une peau métallique ? « Non. La peau de bois est mieux adaptée aux aspects de surface difficiles car, dès qu’elle présente le moindre défaut, on la change, ce qui est impossible avec la peau métallique qui doit être réparée en atelier. » Peri a prévu un système de changement par l’arrière pour qu’aucune tête de vis n’altère la surface de la peau.

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