Entretien RIEULAY (Nord)

Un terril pour crapauds, pédalos et petits écolos

S’ils veulent préserver la mémoire industrielle du plus grand terril de l’ancien bassin minier des Hauts-de-France, les hommes ne peuvent se contenter de laisser faire la nature.

Le plan de gestion commandé par le département du Nord reflétera un compromis entre des demandes parfois contradictoires.

Depuis 2014, les biquettes complètent les débroussailleuses, pour maintenir l’ambiance de steppe caractéristique du terril des Argales, qui s’étend sur 144 ha à Rieulay et à Pecquencourt (Nord).

La surface record et la structure tabulaire renvoient à l’Histoire : dans un ancien marécage longtemps considéré comme sans valeur entre deux carreaux, l’exploitant minier a déversé ses coproduits sans souci d’économie foncière, à partir du début du siècle. Après décapage issu d’une seconde vague d’exploitation des schistes et des résidus charbonneux entre la fin des années 1970 et 2012, l’ancienne tourbière s’est transformée en étang, entouré par la masse noirâtre léguée par l’industrie. Insoupçonnable depuis la plaine environnante, cette pièce d’eau centrale saisit d’étonnement ceux qui découvrent le site derrière un rideau boisé. L’implantation en zone humide explique la quatrième place des Argales au hit-parade de la richesse écologique de 256 terrils franco-wallons auscultés de 2006 à 2012, dans le cadre du programme européen Interreg IV. Auteur de l’évaluation standardisée, le centre permanent d’initiative pour l’environnement La Chaîne des terrils prévoit d’intégrer la flore dans une seconde étude comparative, candidate au programme Interreg V.

« Parmi 382 espèces de plantes à fleurs et de fougères inventoriées,...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 403 du 16/10/2017
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X