Territoires Nantes

Un signal d’entrée de ville en remplacera un autre

Sur le périphérique ouest, juste avant la porte Ar Mor, les automobilistes coincés dans les bouchons ont tout le loisir d’admirer ce qui aurait dû être le nouveau siège social du groupe d’ingénierie NOX. Depuis plus de deux ans, une affiche présente ce projet phare imaginé par l’architecte italien Gianni Ranaulo (Light Architecture). Prévu pour la fin 2014, le bâtiment devait s’élever sur 9 niveaux avec une imposante façade noir anthracite découpée, côté périphérique, en plusieurs porte-à-faux largement végétalisés. Un permis de construire avait même été délivré le 19 janvier 2013 et les travaux sur la parcelle CB n° 599 à Saint-Herblain étaient prêts à démarrer. Las, crise oblige, le projet a été revu à la baisse. Désormais porté par CFA Grand Ouest (Groupe Financière Duval) qui investit 7,5 millions d’euros HT dans l’opération, « le nouveau bâtiment développera 7 000 m2 contre les 11 000 m2 initialement prévus », explique Séverine Pierin, responsable du projet chez l’opérateur immobilier. Il sera occupé partiellement par le groupe NOX, mais des plateaux divisibles de 280 à 1 000 m2 seront également proposés à la location ou à la vente.

Jeux de volumes.

Gianni Ranaulo n’ayant pas souhaité reconduire son contrat, celui-ci a finalement été confié à Sud Architectes (Lyon et Paris) avec qui CFA a l’habitude de travailler. Même s’il n’atteindra pas les 39 m de haut du projet d’origine, cet immeuble devrait marquer positivement la rive paysagère du périphérique nantais et fonctionner comme un signal d’entrée de ville. Sans être ostentatoire, son architecture est remarquable. A partir d’un jeu simple et efficace de volumes qui se décollent et se décalent, une faille « habitée » se retourne en façade en un origami métallique doré. L’étage de la rupture générera un niveau atypique, largement vitré et bordé de terrasses. Il accueillera des bureaux de direction et des salles de réception et de réunion. Ce pliage de matière, changeant d’aspect selon le jour ou la nuit, sera la signature de l’immeuble.

« Ce travail sur les volumes nous a permis de mettre en scène cette façade à travers un porte-à-faux se projetant à l’ouest sur le périphérique, tout en créant un retrait à l’est, afin de réduire la hauteur du bâtiment par rapport au tissu pavillonnaire voisin », détaille Yannick Pascal, l’architecte en charge du projet. Sur une structure poteaux-poutres en béton, l’ensemble du bâtiment sera recouvert d’une peau métallique : dorée et microperforée pour la partie « origami » et dans une déclinaison de cassettes aluminium blanches et gris clair pour le corps du bâtiment. Le nouveau permis de construire est en cours d’instruction. La consultation des entreprises débutera à partir de fin mai et l’ordre de service devrait être signé en septembre avec comme objectif une livraison fin 2016. « Nous visons la certification NF HQE Bâtiments tertiaires », précise Séverine Pierin qui, outre l’architecture, compte sur les performances énergétiques et environnementales pour séduire les futurs occupants.

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