Actualité Toulouse

Un second souffle pour le GPV

Avec près de 50 000 habitants (13 % de la population toulousaine) concernés sur quatre quartiers – Mirail-Reynerie, Mirail-Bellefontaine, Bagatelle-La Faourette, et Empalot intégré après AZF – le grand projet de ville de Toulouse, lancé en 2002, représentait l’une des plus importantes, sinon la plus importante opération de rénovation urbaine au plan national.

Changement de méthode

Validé par trois conventions avec l’Anru, il prévoyait à l’origine la démolition de plus de 2 100 logements et 2 600 constructions nouvelles sur les quartiers concernés ou hors sites. Soit un investissement global de 611 millions d’euros, dont 143 millions financés par l’Anru. En accédant au Capitole, en 2008, Pierre Cohen et son équipe avaient annoncé leur intention de réorienter le projet, très en retard. Une analyse confortée par un audit de l’Anru qui pointait les faiblesses du GPV toulousain, en particulier un déficit en matière de pilotage et l’absence de schéma d’ensemble sur certains secteurs, tel Empalot. Avec à la clé le risque d’une remise en cause des financements nationaux. Dans un souci d’efficacité, une nouvelle méthodologie était alors mise en place. « Nous avons souhaité remettre les habitants au cœur de la problématique », explique Claude Touchefeu, adjointe chargée de la politique de la ville. « Il était par ailleurs nécessaire, en concertation avec les bailleurs sociaux, de revoir le rythme des démolitions afin de résoudre le décalage avec celui des reconstructions. »
Parallèlement à la création d’une mission GPV et au recrutement d’un directeur, des ateliers urbains ont été organisés dans chacun des quartiers. Deux nouvelles consultations pour maîtrise d’œuvre urbaine, pour Empalot et Mirail-Reynerie, ont par ailleurs été lancées en intégrant la relation avec les secteurs adjacents, tels le campus universitaire du Mirail. Aujourd’hui le GPV, qui doit arriver à terme en 2013, connaît une nette accélération avec 70 % des démolitions réalisées, une croissance sensible du nombre de constructions programmées (3 556 logements), mais aussi, après avenants, du budget global qui est estimé aujourd’hui à 700 millions d’euros, avec 148 millions de financement Anru.

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