Régions Nantes

Un robot-maçon va construire une maison

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gaz - Métier de la construction

– 40 % Baisse des dommages constatés par GRDF en Bretagne sur les canalisations de gaz (de 192 en 2011 à 116 en 2016).

4 806 logements bretons subventionnés par l’Anah en 2016. Ces aides ont généré plus de 88 M€ de travaux.

250 participants à la rencontre citoyenne sur la qualité des infrastructures organisée par la FRTP en avril à Angers.

En septembre prochain, durant la Nantes Digital Week, le gros œuvre d’une maison devrait sortir de terre en quelques jours grâce à une imprimante 3D. Baptisé Yhnova, ce projet, porté avec passion par Benoît Furet, professeur-chercheur à l’IUT de Nantes, est né d’une rencontre avec Audrey Blau, directrice de l’habitat à Nantes Métropole. Il s’est matérialisé avec l’arrivée du bailleur social Nantes Métropole Habitat, qui a décidé d’expérimenter ce procédé novateur pour construire une maison de 95 m2 dans le quartier de la Bottière. « Après une période de test qui nous permettra d’analyser le comportement des matériaux et la qualité thermique et acoustique, cette maison sera louée à une famille, selon les critères habituels du logement social », assure Luc Stéphan, directeur de l’innovation chez Nantes Métropole Habitat.

Le procédé Batiprint3D, breveté par l’université de Nantes, s’inspire des techniques de construction connues, comme les blocs de coffrage isolants Biplan. Concrètement, sur une dalle plane, un robot industriel polyarticulé vient déposer deux épaisseurs de mousse polyuréthane qui serviront de coffrage isolant. Avec une nouvelle buse, le robot-maçon ajoute ensuite du béton dans cette banche qui aura été ferraillée.

Maquette numérique. « Les trajectoires du robot sont programmées en conception assistée par ordinateur et guidées par un capteur laser car on réexploite les données d’une maquette numérique », explique Benoît Furet. A la fin de l’opération, le robot mobile ressort par une ouverture prévue pour la pose des menuiseries. Les autres étapes, comme les enduits extérieurs, sont réalisées classiquement. « Bien en amont, nous avons réuni des personnes qui ont sécurisé le projet d’un point de vue technique et juridique comme les bureaux d’études et de contrôle, l’assureur SMA, le CSTB [Atex en cours, NDLR]. Enfin, nous avons confié cette opération en entreprise générale à Bouygues Construction Grand Ouest qui intervient comme ensemblier », précise Luc Stéphan.

Nantes Métropole Habitat a également fait le choix d’impliquer des jeunes architectes de l’agence nantaise Tica qui ont su tirer profit du système constructif. « A première vue, le site avait le défaut d’avoir beaucoup d’arbres que l’on souhaitait protéger, raconte l’architecte Charles Coiffier. Grâce à ce procédé, nous avons pu glisser les chambres entre ces arbres et les relier entre elles par de longs murs en courbes tendues délimitant un large espace de vie central. »

Réduction des coûts. L’intérêt de Batiprint3D est également de réduire le temps, et donc le coût, de construction. Si le projet global, soutenu par la Caisse des dépôts, a nécessité un investissement de 380 000 euros, il revient à 195 000 euros HT pour Nantes Métropole Habitat. Très prometteur donc. D’autres points devront être améliorés, comme les aspects environnementaux. Si, pour lancer le projet, Benoît Furet a opté pour une mousse de type expansive, son équipe travaille déjà sur d’autres matériaux comme la terre ou une mousse de bois.

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