Territoires Lorient

Un quartier dans le sillage de la future gare-bateau

Mots clés : Gares, aéroports

Les entreprises SRB Construction (Caudan, Morbihan), Mathis (Muttersholtz, Bas-Rhin), ACML (Chacé, Maine-et-Loire) sont les attributaires des trois premiers lots de la restructuration de la gare de Lorient en pôle d’échanges multimodal (PEM), dont la première pierre symbolique a été posée le 26 mai dernier. En fait, le chantier a déjà débuté avec les travaux de la 2e phase du Triskell, bus à haut niveau de service (BHNS) de l’agglomération dont les trois branches se croiseront près de la gare. Le chantier de la gare débutera en septembre avec la pose des deux tabliers de la nouvelle passerelle, un élément clé du programme.

« La gare a été reconstruite au nord des voies, alors que le centre-ville et le port sont au sud. Le projet prévoit donc un repositionnement au sud, avec un accès secondaire au nord, et la jonction sera assurée par cette large passerelle couverte en bois », explique Norbert Métairie, maire de Lorient et président de l’agglomération. Des parvis seront aménagés devant chacune des deux entrées et, côté sud, un quai TER sera créé pour permettre à une majorité d’utilisateurs d’éviter la passerelle (chantier lancé en décembre). Le bâtiment a été conçu par Arep comme « un grand navire à la charpente en bois ». L’accent a été mis sur la transparence avec de grandes façades en verre et des brise- soleil en béton ultraperformant pour un aspect contemporain.

2,5 millions de voyageurs en 2020.

L’investissement pour le PEM totalise 58,38 millions HT, financé en majorité par l’agglomération (30,53 millions), la région Bretagne (11 millions) et la Ville (10 millions). Une livraison partielle (nouvelle gare, passerelle et gare interurbaine) est prévue pour 2017, date de l’arrivée de la ligne « Bretagne à grande vitesse » qui mettra Lorient à 2 h 40 de Paris et devrait accroître la fréquentation de 130 % pour atteindre 2,5 millions de voyageurs en 2020. C’est alors que sera mis en service le PEM Nord qui clôturera les travaux. Lors de ce chantier, l’agglomération a confié à l’architecte-urbaniste Nicolas Michelin (avec Florence Mercier et Mutabilis) l’aménagement d’un vaste quartier sur une ZAC de 15,7 ha (dont 10 ha de surface de plancher) qui intégrera 28 000 m2 d’activités, 32 000 m2 de bureaux et 500 logements, dont 25 % sociaux. Avec sa casquette d’architecte, Nicolas Michelin imprimera sa marque, côté sud, sur les deux premiers des sept îlots. Les travaux démarreront au 1er trimestre 2016, livraison début 2018.

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