Actualité Futur

Un prototype d’exosquelette pour le travail au râteau

Mots clés : Travail

Ce n’est pas demain que vous irez acheter un exosquelette en même temps qu’un pantalon de travail. Mais un jour, peut-être… C’est en tout cas la conviction de Serge Grygorowicz, fondateur et président de RB3D, qui travaille avec la filiale suisse de Colas à la mise au point d’un prototype destiné aux « tireurs au râteau », ces compagnons qui ont la pénible tâche d’étaler de l’enrobé manuellement. Ce projet ne part pas d’une page blanche puisqu’il s’agit d’une évolution d’un produit existant  l’Hercule , sur lequel RB3D travaille depuis plusieurs années. « Notre entreprise est avant tout spécialisée dans l’assistance aux mouvements lors d’opérations en laboratoire ou dans l’industrie. Nous fabriquons des potences et des équipements pour postes fixes. Puis l’idée nous est venue d’adapter ce savoir-faire à un poste mobile », explique Serge Grygorowicz. Ainsi est né Hercule. « C’est un appareil destiné à faciliter la manutention de charges, poursuit l’audacieux entrepreneur. Ce sont deux jambes qui doublent celles de l’homme et reprennent une partie du poids. Hercule est conçu pour une charge utile de 40 kg. » L’appareil se compose d’une structure articulée en aluminium, de moteurs électriques, de batteries procurant quatre heures d’autonomie et d’une électronique de pointe. « Toute la difficulté est de détecter et de comprendre le mouvement impulsé par l’homme et de l’accompagner de manière immédiate et transparente. » Ce premier projet a fait dresser l’oreille de la Direction générale de l’armement, intéressée par un exosquelette à usage militaire. On imagine que les militaires veulent pouvoir courir avec cet appareil… Quant à Colas, ce n’est pas seulement une aide à la manutention qu’il recherche mais également une aide pour tirer horizontalement. « Nous allons rajouter un bras sur nos deux jambes », dévoile Serge Grygorowicz. Hercule est encore un projet de recherche, pour lequel RB3D est soutenu par l’État dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir. Un produit abouti, prêt pour la fabrication en série, devrait voir le jour d’ici trois à cinq ans. Et  pourquoi pas ?  être disponible chez les vendeurs de pantalons en 2020 ou en 2025…

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