Territoires Nîmes

Un projet urbain pour Pissevin et Valdegour

Intégrer Valdegour et Pissevin dans le grand Ouest nîmois. Tel est le sens du projet de requalification des ex-zones urbaines prioritaires (ZUP) nord et sud de Nîmes (Gard), imaginé par le paysagiste Alain Marguerit, lauréat d’un concours de maîtrise d’œuvre lancé par la Ville de Nîmes. Le choix est intervenu à l’issue d’un dialogue compétitif auquel participaient aussi les agences Dumetier et Passagers des Villes. « Nous avons travaillé à deux échelles de temps, explique Laurent Burgoa, adjoint au maire : à dix ans, dans le cadre du futur programme Anru 2, et à trente ans. »

La stratégie proposée par l’équipe conduite par Alain Marguerit consiste d’abord à utiliser les deux axes qui traversent Pissevin et Valdegour (l’avenue Kennedy et la RN 106) pour créer de nouvelles centralités ouvertes sur l’extérieur. Elle vise également à accrocher les deux quartiers aux pôles d’activités voisins : le CHU Carémeau à l’ouest, la zone commerciale Ville active au sud. « Le changement d’échelle permet de réaliser qu’il y a de la richesse autour de ces quartiers », argumente Alain Marguerit.
Le deuxième axe d’intervention consiste à créer une nouvelle trame viaire (les dalles et viaducs existants seront démolis) pour faciliter les liaisons internes et former des unités résidentielles à taille humaine. Enfin, les espaces verts existants seront reliés pour former un grand parc urbain, destiné aussi à réguler l’eau en cas de fortes pluies. Les deux grandes « plaques » que forment Pissevin et Valdegour seraient ainsi découpées en quatre entités : les Collines, Kennedy, les Piémonts et la Porte des Arts. « En décomposant, on diminue l’effet de masse, explique Alain Marguerit. Ces quatre quartiers pourront se métamorphoser différemment. »

Nouvel habitat.

La mutation passe aussi par l’introduction de nouvelles formes d’habitat, plus proches de la maison individuelle. Le projet prévoit 870 démolitions et 836 constructions à dix ans. L’arrivée du futur TCSP est-ouest, qui traversera Pissevin, devrait servir de levier à cette transformation. Reste à impliquer les acteurs locaux dans le projet. « Nous avons arrêté les grandes lignes, précise Laurent Burgoa, mais tout peut être négocié dans le cadre de la concertation qui s’ouvre. »

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