Territoires Métropôle de Nancy

un point sur les projets (2/2)

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Un Grand Cœur qui bat

La métropole lance cet automne les consultations de promoteurs pour une seconde phase de Nancy Grand Cœur, son grand projet urbain autour de la gare de centre-ville. Les quelque 55 000 m2 bâtis concernés respectent le phasage en trois tiers égaux de la ZAC de 165 000 m2 sur 12 ha, aménagée par la Société lorraine d’économie mixte d’aménagement urbain (Solorem) et conçue par Jean-Marie Duthilleul associé à Michel Desvigne. Au sein de la première tranche, le même équilibre entre équipements publics, bureaux et habitat caractérise l’affectation. « L’organisation en grands îlots urbains mixtes est la garante de la multifonctionnalité », souligne Rémi Béchaux, directeur général adjoint du Grand Nancy. Aux promoteurs et architectes, les concepteurs de la ZAC demandent de trouver une ligne contemporaine non ostentatoire, conforme à l’objectif de « réconciliation urbaine » avec la ville de la Renaissance, qui avait été chassée du site par la coupure de la voie ferrée et le zèle de modernisme des Trente Glorieuses.

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PPP moderato à l’université

Le partenariat public-privé (PPP) à l’université n’est pas mort. Eiffage Concessions (1) démarre à la fin du mois la construction sous ce mode de la tranche neuve du pôle biologie-santé de Vandœuvre-lès-Nancy. L’histoire du projet avait connu des va-et-vient dictés par les alternances politiques à la tête de l’Etat. En 2009, le recours au PPP avait été imposé comme condition d’obtention du label Opération Campus (assorti de 148 millions d’euros, dont 88 millions de l’Etat) pour les universités de Nancy et Metz, qui amorçaient alors leur processus de fusion. Mais après la présidentielle de 2012, les PPP étaient remis en cause. « Nous avons choisi de confirmer le nôtre, mais en le concentrant sur des opérations neuves de taille significative. A contrario, le montage nous semblait plus délicat en réhabilitation et sur du neuf de moindre envergure », souligne Jean-Luc Blin-Lacroix, vice-président à la politique immobilière de l’Université de Lorraine. Sur le pôle biologie-santé, cette posture se traduit par la cohabitation entre un PPP de vingt-sept ans et 52,4 millions d’euros TTC pour les 14 900 m2 neufs et la maîtrise d’ouvrage directe de l’université pour les 12 600 m2 à réhabiliter (14,9 millions d’euros, AUA Lorraine architecte).

Reconfiguration de la Manufacture. Egalement sous sa maîtrise d’ouvrage, l’université lance cet automne, puis début 2017, les deux volets de la réhabilitation-extension de son site « Manufacture » (4,5 et 13,5 millions d’euros). L’opération à tiroirs découle du déménagement d’entités vers Artem. Le programme du nouveau campus art-industrie de 243 millions d’euros et 97 000 m2 sous maîtrise d’œuvre générale de Nicolas Michelin livre ces jours-ci sa tranche 2 constituée de la nouvelle Ecole nationale supérieure d’art, puis, en mars prochain, sa tranche 3 de relocalisation des écoles de gestion et de commerce.

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