Dossier 4 Chaleur

Un plus grand confort d’été, grâce à de multiples stratégies

Mots clés : Efficacité énergétique - Réglementation thermique et énergétique

Le confort d’été et la lutte contre les îlots de chaleur urbains constituent une préoccupation croissante. De nouvelles approches de conception consistent à travailler sur la morphologie des bâtiments, la ventilation naturelle d’été, les protections solaires ou l’inertie interne.

Adapter les bâtiments constitue l’un des enjeux à venir. La température moyenne à la surface du globe a déjà augmenté de 0,85°C au cours de la période 1880-2012. Les projections les moins alarmistes du Giec prévoient une hausse de 2°C supplémentaires d’ici à 2100. À ce phénomène s’ajoute une augmentation de la fréquence des épisodes de canicule et du nombre moyen de journées et nuits chaudes. Dans les villes, la hausse des températures est exacerbée par le phénomène d’îlot de chaleur urbain caractérisé par des températures ambiantes très élevées durant la nuit et une réduction importante de l’humidité relative. le phénomène réduit également la vitesse des vents et accroît le rayonnement solaire diffus. Des études réalisées depuis les années 2000 mettent en évidence des différences de température pouvant atteindre 12°C entre les centres urbains très denses et les campagnes environnantes.

Surfaces claires

Les solutions développables à l’échelle d’une ville ou d’un quartier visent à favoriser les îlots de fraîcheur. Elles concernent en premier lieu l’implantation des bâtiments ou la forme des îlots urbains, l’idée étant de favoriser une certaine porosité au vent afin de ventiler les espaces extérieurs et abaisser les températures. Elles portent également sur le choix de revêtements extérieurs qui réfléchissent le rayonnement solaire. Lorsque le tissu urbain est relativement lâche, ce sont surtout les surfaces au sol (trottoirs, cœurs d’îlots, etc.) qui ont un impact important sur le climat de la ville et le confort des bâtiments. Plus une ville est dense, plus les surfaces en toiture entrent en ligne de compte. La capacité des surfaces à réfléchir l’énergie solaire est mesurée par l’albédo, un coefficient compris entre 0 et 1. Plus l’albédo est faible, plus la surface concentre le rayonnement solaire. Plus il augmente, plus la surface le réfléchit. À titre d’exemple, un miroir, parfait réflecteur, présente un albédo de 1. De manière générale, les surfaces foncées ont un albédo faible et entraînent une hausse des températures des surfaces (un écart pouvant atteindre 10°C par rapport à une surface claire en position verticale et jusqu’à 20°C en position horizontale), contribuant à la hausse...

Vous lisez un article de la revue CTB n° 342 du 13/05/2015
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