Régions Limoges

Un plan de modernisation à 500 millions pour le CHU

Mots clés : Conjoncture économique - Electricité - Entreprise du BTP - Établissements de soins

39,9 % Part de l’électricité renouvelable dans la consommation en Occitanie (+ 2,5 points en un an).Source : RTE.

+ 2,4 % Prévision de croissance de la production dans le BTP en Occitanie pour 2017.Source : La Banque de France Occitanie.

1 Md € Montant du plan régional Littoral 21 pour une approche durable des politiques maritimes et littorales.

C’est l’un des plus importants chantiers qui se tient actuellement en France, une rénovation en site occupé inédite par son ampleur. Le plan de modernisation et de restructuration du centre hospitalier universitaire (CHU) régional de Limoges rivalise d’hyperboles par son format – 130 000 m de surface dans œuvre (SDO), entre la restructuration du bâtiment historique et la création d’une aile -, son calendrier sur dix ans (le chantier s’achèvera en 2024) et son budget de 500 millions d’euros, dont 50 millions à ce jour apportés par l’Etat.

Erigé dans les années 1970, le CHU Dupuytren n’a depuis subi aucune restructuration de fond. Confrontée en 2013 à une problématique de mise aux normes de sécurité, la direction de l’hôpital a souhaité optimiser ces travaux contraints en y adjoignant un plan de modernisation.

Création de Dupuytren 2. Après l’installation en 2016 des services techniques et administratifs dans un nouveau bâtiment construit à cet effet, le chantier est entré en janvier dans une phase clé : la construction d’une nouvelle aile baptisée « Dupuytren 2 », reliée au bâtiment historique par une double passerelle de 100 m de long. « Une étape cruciale », explique Abdelaali Gaidi, directeur des constructions et du patrimoine du CHU. Car la restructuration du bâtiment historique ne pourra commencer qu’à la livraison de la nouvelle aile. « Nous sommes donc dans un calendrier contraint. C’est pourquoi le CHU a confié le projet à un groupement concepteur-constructeur associant l’architecte Michel Beauvais et le bureau d’études Nox, sous la houlette du groupe Vinci comme mandataire. Un projet clés en main avec un engagement ferme sur le délai. » Livrable en août 2018, ce bâtiment HQE de 26 000 m SDO coûtera 72 millions d’euros, dont 2 millions investis en équipements. Outre qu’il augmentera l’offre hôtelière du CHU de 340 lits, il accueillera sur quatre niveaux une douzaine de services qui viendront libérer trois plateaux du bâtiment historique et l’hôpital du Cluzeau, situé en contrebas du CHU.

Cette opération permettra le lancement d’une seconde phase de travaux à la mi-2018. « Nous savons que nous allons travailler avec le même architecte, mais le montage du projet sera différent. » L’avant-projet définitif devrait être achevé pour le troisième trimestre 2017, et les appels d’offres lancés au premier semestre 2018.

Réhabilitation de huit plateaux sur neuf. Les travaux concerneront huit plateaux sur les neuf qu’il compte. « Les services seront réorganisés de sorte à fluidifier et simplifier le par-cours patient et améliorer l’accueil », en privilégiant les chambres individuelles, notamment, et en les dotant de sanitaires indépendants, services et facilités d’usage pour les personnes à mobilité réduite. Certains services, tels que les urgences et la réanimation, seront agrandis.

La prouesse technique consistera à assumer la rénovation de Dupuytren 1 à une cadence soutenue sans rupture de service grâce à une opération tiroir. « L’hôpital continuera de fonctionner tandis que l’on rénovera un étage. Et lorsque celui-ci sera opérationnel, les services y emménageront, libérant un nouveau plateau pour rénovation et ainsi de suite », précise Abdelaali Gaidi.

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