Régions Tours

Un « parc habité » remplacera les casernes

Mots clés : Transport ferroviaire

114 225 m2 Surface de bureaux placés à Nantes en 2016. La ville se classe au 4e rang français, devant Bordeaux.

352 km/h Vitesse atteinte sur l’ensemble de la section courante de la LGV Bretagne -Pays de la Loire, à la fin janvier.

10 200 personnes ont participé au Carrefour des gestions locales de l’eau de Rennes en 2017, soit 600 de plus qu’en 2015.

Tours vient de refermer un long chapitre de son histoire militaire : la Société d’équipement de la Touraine (SET) a racheté pour le compte de la Ville les casernes Beaumont et Chauveau, désaffectées depuis le départ de l’Ecole d’application du train en 2009. Proche des quartiers Rabelais et Tonnellé, cette parcelle de 10 ha cernée de murs de 3 m de haut va donner naissance à un « lieu de vie » dessiné par l’architecte urbaniste Bruno Fortier.

Le projet constitue « une opportunité foncière exceptionnelle pour une ville de la taille de Tours », s’est félicité le maire Serge Babary (LR) lors de la signature de l’acte de vente avec l’Etat (2,7 M€). Ce futur « parc habité » comprendra 550 logements, dont 20 % d’habitat social, ce qui a permis à Tours d’obtenir une ristourne de 1,9 M€. S’y ajoutent 40 000 m2 dédiés à des activités tertiaires, au commerce et aux équipements, 22 000 m2 d’espaces publics et une vaste coulée verte centrale de 18 000 m2 .

Les modes de déplacement doux seront privilégiés et les promoteurs « seront incités à la sobriété énergétique », précise le directeur général de la SET, Pascal Gomes. Le nouveau quartier « respectera le tissu urbain et économique existant », assure le maire qui insiste sur l’insertion du projet dans son environnement, en application de la nouvelle « charte de la qualité urbaine » adoptée par la Ville. Au cœur du site, là où il n’y a pas de vis-à-vis, les bâtiments pourront atteindre cinq ou six étages. Mais aux marges du nouveau quartier, ils ne dépasseront pas le niveau R+2 « pour ne pas créer de rupture avec la ville existante », un tissu urbain où dominent ces maisons individuelles mitoyennes typiques de l’architecture locale, ajoute Pascal Gomes.

Premières constructions en 2018. Avant même la vente des casernes, le quartier avait amorcé sa mue, avec l’installation des services centraux de l’université François-Rabelais, et l’achèvement d’un centre de formation, d’un restaurant universitaire et de logements. Et la transformation va s’accélérer cette année. La maîtrise d’œuvre urbaine a été confiée à l’agence nantaise Enet Dolowy Architecture, mandataire du groupement, avec Artelia, Ingedec et Phytolab. Le chantier démarrera par les fouilles archéologiques, les opérations de dépollution et le début des démolitions. Quelques bâtiments seront préservés, notamment un élégant pavillon en tuffeau et des locaux en briques. Les premières constructions devraient voir le jour en 2018.

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