Territoires Formation

« Un outil modernisé pour former les futurs architectes »

Mots clés : Apprentissages - Architecte

Le directeur de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Strasbourg (Ensas), Eric Gross, expose les opportunités qui s’ouvrent à l’établissement de 800 élèves, rentrés depuis lundi dans des locaux étendus et rénovés par Marc Mimram.

Qu’apporte l’extension au projet stratégique de l’école ?

L’opération immobilière s’achève à un moment clé où l’Ensas est invitée à repenser son développement, son enseignement, ses axes de recherche, à l’occasion de deux rendez-vous : l’autoévaluation – dont nous déposons le dossier début octobre -, puis le renouvellement de l’accréditation pour cinq ans à obtenir pour la rentrée 2018. Elle offre le cadre favorable à engager des expérimentations. Ainsi, elle nous permet de lancer la résidentialisation, pratique encore peu répandue en France : chaque promotion en licence passera l’année dans un même ensemble de salles, ce qui fait renouer avec un esprit d’atelier propice à un très bon travail pédagogique. Le bâtiment rénové, « Le Garage », permettra d’accueillir de nouveaux équipements, en particulier, courant 2017, un labo lumière. Fruit du partenariat avec l’école Télécom physique Strasbourg, il simulera, sous un dôme, la luminosité du ciel et du soleil au fil de la journée, des saisons et des zones géographiques. Le travail sur les ambiances lumineuses comptera parmi les marqueurs d’identité de l’école.

Quelles sont les autres spécialités de l’école strasbourgeoise et celles que vous souhaitez renforcer ?

L’urbanisme constitue sans doute un point fort, autour notamment de l’unité de recherche Amup (architecture morphologie/morphogenèse urbaine et projet) portée avec l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg. Parmi les enseignements à renforcer, nous identifions le logement, ainsi que l’ingénierie en années de licence. A ce titre, nous intensifions notre collaboration avec la Faculté de physique et ingénierie de l’université de Strasbourg et l’IUT Robert Schuman de génie civil en développant les cours techniques, par exemple sur la terre crue et le bois. Nous voudrions aussi mieux intégrer le travail de notre trentaine de doctorants dans les cours de licence. Nous allons accompagner nos jeunes diplômés à la création et à la gestion d’agence en montant une structure de type junior-entreprise. Avec l’université de Strasbourg, nous voulons œuvrer à la délivrance d’un doctorat en architecture stricto sensu.

Quelle est votre politique de relations internationales ?

Notre position géographique nous conduit naturellement à nous affirmer comme l’école d’architecture franco-allemande. Nous délivrons deux doubles masters avec nos homologues de Karlsruhe et Dresde. Mais l’Ensas internationalise un peu plus son horizon. Après la chaire sur les mobilités métropolitaines innovantes montée avec l’université Tongji de Shanghai et l’entreprise Systra, nous développons nos échanges avec les pays du bassin méditerranéen. Des conventions ou partenariats récemment conclus ou en projet avec les universités de Rabat (Maroc), d’Oran (Algérie) et deux autres au Liban vont dans ce sens. 

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