Territoires Paris

Un nouveau plan de lutte contre l’insalubrité

A Paris, la lutte contre l’habitat indigne ne faiblit pas. La municipalité a pourtant déjà alloué d’importants moyens à l’éradication de l’insalubrité au cours des deux précédentes mandatures. Entre 2001 et 2014, 1 030 immeubles parisiens ont été traités, soit 20 000 logements concernés, et 1,3 milliard d’euros de travaux réalisés dont 630 millions de financements publics. « Nous allons poursuivre les actions engagées et mettre en place de nouvelles mesures car le stock d’immeubles insalubres se renouvelle », indique Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris, en charge du logement.

La Ville va ainsi lancer une quatrième opération d’amélioration de l’habitat dégradé (OAHD) pour une période de quatre ans destinée à accompagner les copropriétaires. Cette OAHD4 devrait concerner 300 immeubles privés au total dont 170 sont déjà identifiés. Elle prévoit aussi de confier trois nouvelles adresses à la Soreqa (Société de requalification des quartiers anciens), spécialisée dans le traitement global de l’habitat dégradé : acquisition foncière, gestion intercalaire, relogement des occupants, accompagnement des actions d’amélioration des immeubles privés dégradés (voir ci-après)

Des critères élargis.

Autre mesure : la création d’un observatoire de l’habitat 2.0. Il s’agit de faire évoluer l’observatoire mis en place par la Ville et l’Atelier parisien d’urbanisme, chargé de repérer les immeubles qui présenteraient une fragilité par le biais d’une analyse croisée d’indicateurs (type d’immeubles, qualité et entretien du bâti, occupation et gestion…). L’Open data permet désormais d’accéder à de nouvelles données (consommation des fluides, immeubles où des départs d’incendie ont été constatés, sous administration judiciaire, concernés par des procédures d’expulsion…) qui compléteraient la première liste de critères. « La maire de Paris veut aussi renforcer les sanctions contre les marchands de sommeil. Nous avons écrit en ce sens à la ministre du Logement », ajoute Ian Brossat, pour qui « la peur doit changer de camp ». La Ville prévoit de consacrer 85 millions d’euros sur la mandature à la lutte contre l’habitat insalubre.

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Traitement global de l’habitat dégradé

La Société de requalification des quartiers anciens (Soreqa) est une société publique locale d’aménagement (SPLA) créée en 2010 par la Ville avec Plaine Commune, et qui compte depuis deux nou – veaux actionnaires : Est Ensemble et Nanterre. Ses équipes sont issues de la Siemp, qui fut le bras armé de la municipalité dans la ré – sorption de l’insalubrité entre 2001 et 2010. A ce jour, la mairie lui a confié 65 adresses pour traiter des cas d’insalubrité graves : 45 au total feront l’objet d’une appropriation publique (694 logements, 198 chambres d’hôtel et 64 locaux d’activité) et 20 bénéficient d’une action incitative aux travaux de réhabilitation privés. A l’avenir, la Soreqa devrait intervenir dans le diffus en achetant des lots de co – propriété dégradés, indignes ou insalubres (chambres de bonnes, petits locaux vacants) et les transformer en logements sociaux

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