Territoires

Un nouveau centre névralgique pour la ville rose

S’il y a un sujet consensuel, c’est bien celui de la transformation du quartier autour de la gare principale de Matabiau, à Toulouse. Et pas seulement parce qu’il a été conçu pour préparer la venue du TGV dans la ville rose. « Toute métropole se doit d’avoir une zone tertiaire identifiée au cœur d’un pôle multimodal. Les grands groupes sont demandeurs et depuis les années 1980, rien n’a été construit en ce sens, au centre-ville. Ce sera l’un des signaux forts de Toulouse Métropole. On va y créer la ville de demain », rappelle ainsi Bruno Saulière, directeur régional Sud-Ouest de Pitch Promotion, faisant référence à l’ambition de Toulouse Métropole de faire de ce quartier une smart city.

Pour conduire le projet urbain baptisé Toulouse EuroSudOuest, Toulouse Métropole et le conseil régional de Midi-Pyrénées ont créé en 2010 la SPLA Europolia. Elle vise à établir, sur dix ans, un nouveau cœur névralgique offrant une bonne mixité fonctionnelle, bien connecté au centre-ville, doté d’un pôle d’échange multimodal de 30 ha, de près de 400 000 m2 de tertiaire, d’environ 500 logements, de commerces…
D’ici à l’été, l’équipe pluridisciplinaire conduite par l’urbaniste catalan Joan Busquets aura arrêté le plan-guide pour aménager un espace d’environ 150 ha, à partir d’un périmètre d’études de 400 ha. « Des principes liminaires ont été retenus tels que la grande traversée de la gare pour l’ouvrir sur la ville, la création de quatre parvis et une offre de services plus importante pour devenir un grand pôle d’activité économique au niveau européen », explique Joan Busquets.
Une première vague de travaux est prévue sur 2016-2020. Dans la partie nord du site, sur l’ancienne gare marchande Raynal, va être lancée une opération de 50 000 m2 de bureaux. Sur l’espace libéré à l’arrière de la gare, à l’est, un nouveau bâtiment voyageur, des logements et des bureaux seront construits. L’EPFL a déjà investi 29 millions d’euros dans l’acquisition d’immeubles et de lots de copropriété. Début 2016, elle signera avec le conseil départemental de la Haute-Garonne, le conseil régional de Midi-Pyrénées, la SNCF et l’Etat, le contrat faisant de Toulouse EuroSudOuest un Projet d’intérêt majeur (PIM). Ce sera la première des opérations de ce type, instaurées par la loi Alur, signée en France. En parallèle, Europolia met au point le montage permettant de mener à bien le projet.

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La refonte de la gare Matabiau sur les rails

Nœud ferroviaire des Midi-Pyrénées, la gare reçoit aujourd’hui 17 millions de voyageurs par an. 38 millions sont attendus en 2024 et 45 millions en 2030. En 2017, date de la mise en service de la LGV Tours-Bordeaux, qui mettra Toulouse à 4 h 15 de Paris (5 h 30 actuellement), elle aura gagné 12 millions de passagers par an, dont 5 millions transportés par les TER. Arrivée du TGV à Toulouse ou pas, la gare doit se moderniser. La SNCF a débuté les travaux, en 2009, par l’organisation de la circulation. Elle les poursuit par le renouvellement de postes d’aiguillage, sur une période de cinq ans, et par la construction d’un poste de commandes à distance pour un montant de 90 millions d’euros. S’y ajoutent les 120 millions d’euros (contrat de projet Etat-région) et les 50 millions d’euros investis par la région dans le nouveau centre de maintenance des rames Régiolis, dont la moitié a déjà été dépensée dans une première tranche.

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