Territoires Hérault

Un lido restructuré réconcilie nature et citadins

L’aménagement du lido du Petit et du Grand Travers, inauguré le 17 septembre, a résolu une équation complexe : comment protéger un espace naturel fragile tout en maintenant l’accès à une plage très prisée des Montpelliérains ? Cette bande sableuse de 500 ha, située entre Carnon et La Grande-Motte, propriété du Conservatoire du littoral, était effet exposée à une double menace : l’érosion marine qui rongeait la plage, et une fréquentation anarchique qui dégradait les dunes.

La solution a consisté à démolir la route littorale sur 2 km pour rendre à la plage un espace de mobilité. Une contre-allée en stabilisé, permettant l’accès et le stationnement des voitures, a été créée à l’arrière du site, le long de la voie rapide Carnon-La Grande-Motte. De là, neuf sentiers piétons donnent accès à la plage. L’opération a permis aussi de réparer le cordon dunaire et de redonner une place à la nature. « Nous avons supprimé plus de 20 km de cheminements piétons parasites qui empêchaient la fixation de la végétation sur les dunes », explique Emmanuel Edane, responsable de l’agence Ingérop de Montpellier. Les travaux ont été menés sans importation ni exportation de matériaux. Les déblais de la route ont servi à réaliser la contre-allée. En contrepartie, le sable prélevé sur l’emprise de la contre-allée a permis d’effacer la cicatrice laissée par la route.
Ce projet de requalification, longtemps contesté, a mobilisé l’ensemble des collectivités et donné lieu à une longue concertation. « Il aura fallu douze ans pour mener l’opération à bien », rappelle Michel Peltier, directeur adjoint du Conservatoire du littoral, soulignant que les premières acquisitions foncières datent de 1979. La majeure partie du chantier a été livrée à l’été 2014. Les derniers travaux s’achèveront à la fin novembre et portent sur le réensemencement de l’ancienne route grâce à des plants prélevés sur le site et mis en bouture chez un pépiniériste.

Maître d’ouvrage : Pays de l’Or Agglomération. Maître d’œuvre : Atelier Alfred Peter, Ingérop. Entreprises : Eiffage/Guintoli, Philip Frères. Coût: 5millions d’euros.

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