architecture Cadarache

Un labyrinthe de réseaux hors normes

Plus de 10 kilomètres d’infrastructures souterraines s’entremêlent sur le chantier d’Iter.

Le chantier de construction du réacteur expérimental Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) poursuit son petit bonhomme de chemin. Depuis 2006, pas moins de 500 entreprises et 2 150 personnes – dont 700 ouvriers – œuvrent à Cadarache (Bouches-du-Rhône) pour faire sortir de terre « la plus grande plate-forme de recherche au monde sur les énergies alternatives à basse production de CO2 », selon Florence Dubertret, coordinatrice de la communication pour le maître d’ouvrage du projet, Fusion For Energy (F4E). Le but ? Maîtriser la fusion thermonucléaire pour produire de l’électricité « décarbonée ». Son coût officiel ? Quelque 18 milliards d’euros.

10 500 mètres linéaires de réseaux enterrés réalisés d’ici à juin 2020.

Plots antisismiques. Au total, 40 bâtiments industriels, destinés à la recherche scientifique et à la production d’électricité, seront érigés sur un terrain de 42 hectares. « Aujourd’hui, deux des 40 bâtiments sont livrés. Le reste est en cours de réalisation ou n’a pas encore démarré », précise Florence Dubertret. Cœur du projet Iter, le complexe Tokamak, là où devraient avoir lieu, à compter de 2025, les réactions de fusion thermonucléaire, est en cours de construction. Ce bâtiment imposant de 120 m de long, 80 m de large et 80 m de haut (dont 20 m construits sous terre) qui abritera le réacteur Tokamak de 23 000 tonnes, présente la particularité de reposer sur une « forêt » de...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5927 du 23/06/2017
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