Territoires Roubaix

Un IUT projette Campus Gare dans le XXIe siècle

Mots clés : Gares, aéroports

L’opération d’aménagement du Campus Gare de Roubaix (14 ha, 50 000 m2 Shon) est désormais bien enclenchée. L’hôtel conçu par l’agence Saison-Menu a ouvert en décembre dernier. L’Institut du marketing et du management de la distribution (IMMD), construit en PPP (Eiffage-Maes), ouvrira ses portes à la rentrée 2016, comme la résidence étudiante dessinée par l’agence Bathilde Millet. De l’autre côté de la voie ferrée, Axe Promotion commercialise son premier bâtiment de bureaux de 3 500 m2, tandis que la SEM Ville renouvelée, concessionnaire de la ZAC, lance ce mois-ci la première consultation de promoteurs pour 75 logements.

Avec le futur institut universitaire de technologie IUT C, le Campus Gare de Roubaix va maintenant intégrer le projet « Troisième révolution industrielle en Nord-Pas-de-Calais-Picardie » (rev3). Une équipe composée de Demathieu Bard Construction Nord, Anaa Architectes, Maning, Energelio, Axima et Oger a remporté le concours de conception-réalisation de cet équipement portant sur 6 856 m2 et 15 millions d’euros HT (y compris les six premières années d’exploitation). Le chantier démarrera à la fin 2016 pour une livraison à la rentrée 2018. « Ce sera un des premiers bâtiments démonstrateurs de la troisième révolution industrielle, entièrement conçu et exploité en BIM. Celui-ci mettra en œuvre du stockage inertiel d’énergie et l’utilisation du big data pour une interaction forte avec les utilisateurs », résume Laurent Neveu, directeur général de Demathieu Bard Construction Nord qui a remporté le marché face aux majors et à Rabot Dutilleul.

Eclairage naturel.

« Dès la conception, nous avons travaillé avec Energelio, explique Aurelia Neveux, associée d’Anaa Architectes. Le parti pris et la volumétrie ont été influencés par la nécessité de recourir au maximum à l’éclairage naturel. Nous avons donc choisi d’implanter le bâtiment en alignement sur toutes les façades de la parcelle, avec, au centre, un atrium autour duquel sont concentrées les circulations, lesquelles bénéficient ainsi de la lumière du jour. » Cette architecture produira également un effet cheminée. Equipé de volets à son sommet, l’atrium pourra, en effet, l’été, libérer durant la nuit la chaleur accumulée en journée et ainsi faciliter le rafraîchissement naturel du bâtiment. Un système d’impostes ouvrantes jouera également sur la circulation de l’air.

L’énergie produite par les panneaux solaires en toiture sera accumulée en batteries ou sous forme cinétique à travers un volant solaire Voss. Ce fût en béton « stockera l’électricité en journée et la relâchera en soirée, ce qui permettra à mi-saison d’assurer l’éclairage et la ventilation », précise Christophe Ghillebaert, d’Energelio.
Doté d’une très grande variété et densité de capteurs, l’IUT produira 100 000 données par jour, « soit deux à trois fois plus que d’habitude », souligne Camille Thiriez, fondateur de la start-up Effipilot. Ecran géant dans l’atrium, bornes tactiles et smartphones doperont l’implication des étudiants dans la troisième révolution industrielle.

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