Technique et chantier

Un échafaudage de 500 tsous une halle métallique

Mots clés : Gares, aéroports - Matériel - Equipement de chantier - Monde du Travail - Verre

Bâtiment. Une rénovation d’envergure touche actuellement une partie de la verrière de la gare d’Austerlitz, à Paris. Cette opération nécessite l’emploi d’un échafaudage d’exception.

Avec ses 280 m de long pour 52 m de portée, la halle métallique de la gare d’Austerlitz, à Paris, est l’une des plus imposantes de France. Une grande partie surplombe les voies ferrées, mais une autre, située en amont des quais, fait l’objet d’une opération immobilière orchestrée par la SNCF : sous la toiture, des espaces de bureaux vont être aménagés. Il faut préalablement réhabiliter une section de la verrière longue de 54 m, qui culmine à 30 m de haut. Sablage, dépose des vitrages, taille de pierres… Des dizaines de compagnons travaillent en sous-face, juchés sur un échafaudage d’exception : 500 t de matériels loués à Antoine Échafaudages, lui-même s’approvisionnant chez Layher. « L’objectif est de monter un plancher de 3 000 m² pour pouvoir travailler sous la verrière, et de la surplomber par des parapluies pour assurer l’étanchéité durant les travaux », résume Marc Fabris, directeur technique chez Antoine Échafaudages. Pierres de taille, structures métalliques, vitrages : les charges sont montées grâce à cinq treuils de 500 kg et à un monte-charge de 1,5 t. À ces chiffres déjà impressionnants s’ajoute une difficulté technique : la zone surplombe une dalle recouvrant des voies de chemin de fer souterraines. Interdiction de s’y appuyer. « Nous avons dû dessiner notre structure de telle manière qu’aucune charge n’appuie sur la zone au-dessus des voies, soit une bande de 17 m de large sur 54 m de long. » Cela a eu plusieurs conséquences. « Pas facile pour une telle structure d’intégrer une portée de 17 m. Les charges sur les montants restants augmentent jusqu’à atteindre 7,1 t par poteau, presque leur maximum ! » explique Marc Fabris. Et encore ! Pour y parvenir, il a fallu réduire le maillage des montants à 2,50 m. « Notre parc étant majoritairement constitué d’échafaudages de 3 m, nous avons dû acheter du matériel pour répondre à ce chantier malgré les 6 000 t que nous avons en stock », regrette Antoine Échafaudages. Mais cela satisfait Layher qui, lui, a fourni le matériel ainsi qu’une grosse prestation de bureau d’études − près de mille heures de travail. Le loueur a, quant à lui, monté la structure en six mille heures, soit trois mois de travail pour deux équipes, et en prévoit quatre mille pour le démontage qui devrait commencer dès le mois de décembre 2015.

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