Architecture Distinction

Un duo d’architectes se partage le Grand prix

Mots clés : Architecture - Gouvernement - Manifestations culturelles - Prix d'architecture

Les architectes Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart ont reçu le 10 octobre, des mains de la ministre de la Culture, le Grand prix national de l’architecture 2016.

Après une journée de débats animés et un scrutin très serré, le jury réuni le 10 octobre sous la présidence d’Audrey Azoulay a fini par se mettre d’accord sur un nom. Ou plutôt deux : ceux des architectes Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart. Le duo parisien l’a emporté sur les quatre autres prétendants encore en lice de la

shortlist établie en septembre par le ministère : Patrick Bouchain, Anne Démians, Renée Gailhoustet et Marc Mimram. Dans la soirée, sous les ors des salons de la rue de Valois, la ministre de la Culture a remis leur prix aux heureux récipiendaires qui ne boudaient pas leur plaisir : un diplôme créé par le plasticien Daniel Buren, assorti d’une dotation de 10 000 euros…

Né en 1957 à Saint-Cloud, Jean-Marc Ibos est diplômé en 1982.

Lauréat du Programme architecture nouvelle (PAN) en 1981, il a également été distingué par les Albums de la jeune architecture en 1983 et pensionnaire de la villa Médicis « hors les murs » en 1984. En 1985, il fonde avec Jean Nouvel, Emmanuel Blamont et… Myrto Vitart (née en 1955 à Boulogne-Billancourt et diplômée en 1984) l’agence Jean Nouvel et Associés. De cette époque datent d’importants projets dont le Palais des congrès de Tours (1993) ou la très élégante Tour sans fins de La Défense, à jamais demeurée dans les limbes.

Equerre d’argent 1997. En 1990, les architectes fondent l’agence qui porte leurs deux noms. L’extension du Palais des beaux-arts de Lille, première réalisation de cette jeune structure, leur a valu de recevoir l’Equerre d’argent 1997. Audrey Azoulay a d’ailleurs souligné, dans son discours, la qualité de cette réalisation qui « marque la relation fluide entre le patrimoine et l’architecture contemporaine ». Une extension qui se distingue notamment par sa vaste façade vitrée qui reflète le palais historique de la fin du XIXe siècle. La ministre a d’ailleurs souligné la « prédilection » des deux concepteurs pour le verre, « un matériau qui exige de la précision », élément majeur du célèbre projet de la Maison de Solenn (2004), un établissement d’accueil pour les adolescents en souffrance situé à Paris (XIVe arrondissement). Parmi les autres réalisations de l’agence, on mentionnera le Centre de secours de Nanterre (2004), les Archives départementales d’Ille-et-Vilaine à Rennes (2006), la médiathèque André-Malraux à Strasbourg (2008) et, plus récemment, en 2015, l’opération mixte – logements, commerces et parking public -Reflets en Seine à Boulogne-Billancourt. Myrto Vitart s’est d’autant plus réjouie de ce Grand prix que l’agence a « peu construit ces dernières années ». Peut-être une marque de son exigence ? L’architecte a rappelé que son associé et elle « n’avaient pas choisi la voie de la facilité » et toujours lutté pour faire valoir leurs opinions… Et Jean-Marc Ibos de définir sa pratique : « Une recherche patiente, une liberté et une indépendance dans ce que nous faisons et la capacité à toujours rester sur le fil pour créer une architecture durable, au premier sens du terme, et civile, c’est-à-dire qui sache tenir compte des autres. »

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