Territoires Chartres

Un drapé de béton signé Ricciotti pour le parc-expo

Mots clés : Béton

On connaît désormais le visage du futur parc des expositions de Chartres. Les élus ont dévoilé le lauréat de l’appel d’offres, l’architecte Rudy Ricciotti associé à Sogea Centre, entreprise générale mandataire du groupement, ainsi que les premiers visuels du projet, un parallélépipède compact enveloppé d’un drapé de béton gris souris, à l’image d’un rideau de théâtre. Pour ce marché en conception-réalisation de 30 millions d’euros HT, l’agglomération de Chartres a reçu une centaine de dossiers en compétition. Sept candidats ont été retenus en phase finale dont de grandes signatures comme Wilmotte (associé à Bouygues), Chaix & Morel (avec Eiffage), Zaha Hadid ou le Japonais Kuma. « La décision a été difficile, l’empreinte architecturale a bien sûr été prise en compte mais c’est en premier lieu la fonctionnalité du lieu qui a prévalu », a indiqué Franck Masselus, président de la société publique locale Chartres Aménagement qui porte le projet.

Situé à l’entrée Est de Chartres, le nouveau parc des expositions s’étendra sur 10 000 m2 et sera modulable. Grâce à des cloisons amovibles et à une bonne isolation phonique, la grande halle pourra se scinder en trois salles distinctes de 2 500, 2 000 et 5 500 m2, afin d’accueillir simultanément différents événements comme des séminaires, des manifestations sportives, etc. Les élus ont également apprécié la séparation des flux entre public et exposants, le premier dans la lumière du sud et les seconds dans la partie nord, et l’attention portée à l’accessibilité, aux circulations et aux emplacements des parkings.

Faille dans l’axe de la cathédrale.

A l’extérieur, l’enrobage « organique » du bâtiment développe « une souplesse géométrique et une expression peu commune à l’architecture des palais des expositions, c’est-à-dire ni tôle ni bling bling », précise Rudy Ricciotti qui veut éviter de faire de ce parc des expositions « une énième boîte commerciale d’entrée de ville ». L’édifice se déploiera sur un seul niveau, hormis l’espace de restauration et la terrasse, situés en R + 1. A l’ouest, une faille viendra découper le drapé, pile dans l’axe de la cathédrale que l’on pourra apercevoir au loin, tandis que des percements au niveau de la toiture éclaireront naturellement l’intérieur.

Avec ce projet, Rudy Ricciotti succède à Zaha Hadid, lauréate d’un premier appel d’offres en 2011 avec un bâtiment aux courbes futuristes dont les alvéoles évoquaient le parcellaire des champs de la Beauce. Mais sa réalisation, complexe, s’est révélée trop coûteuse, 40 millions au lieu de 30, et Chartres a préféré jeter l’éponge et relancer la consultation, cette fois en conception-réalisation pour éviter de mauvaises surprises. Si le calendrier est respecté, les travaux démarreront début 2017 avec une livraison au 2e semestre 2018.

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