Gestion

Un couteau suisse sur trois essieux

Entretien. Lubritem et MAN ont fourni à Veolia un véhicule d’approvisionnement qui regroupe une multitude de fonctions.

Tout-en-un. C’est ainsi que se résume le porteur MAN TGS en version 6×6 de 440 ch que Veolia vient d’acquérir pour l’entretien et l’approvisionnement journalier d’une flotte d’engins travaillant sur un site d’enfouissement de déchets, en région parisienne. « C’est vraiment un véhicule multifonction qui a l’avantage d’en remplacer deux », décrit Sébastien Dufloux, de Lubritem, une marque de Titan Aviation, concepteur et fabricant de la carrosserie. Première fonction : l’alimentation en carburant, avec une cuve à gazole de 7 000 l équipée de son pistolet et de son compteur. Deuxième fonction : l’alimentation en fluides, avec trois cuves d’huiles différentes (moteur, hydraulique, transmission), chacune équipée de son enrouleur, de son pistolet et de son compteur, plus une cuve de 400 l et sa propre pompe pour la récupération des huiles usagées. S’y ajoute l’alimentation en AdBlue et en liquide de refroidissement. Troisième fonction : le graissage. Un coffre est aménagé pour recevoir un bidon de graisse avec un système d’aspiration. Enfin, un compresseur d’air permet de souffler sur les radiateurs (opération importante pour les machines travaillant dans un site d’enfouissement), et un nettoyeur à haute pression, branché sur une cuve de 500 l d’eau, sert à décrotter les machines. Au rayon des accessoires, notons un coffre pour ranger les filtres usagés, des caméras de recul et un mât d’éclairage télescopique. « C’est une option que nous installons souvent sur les véhicules de secours. Quand il est déployé, il éclaire toute la zone de travail », précise Sébastien Dufloux. Deux projecteurs complètent ce dispositif. Une seule pompe hydraulique, connectée sur la prise de mouvement du camion, va alimenter toutes les fonctions qui sont entraînées hydrauliquement (même le compresseur et le nettoyeur haute pression). Toute cette capacité d’emport aurait pu justifier l’utilisation d’un tombereau articulé comme véhicule porteur, mais Sébastien Dufloux voit des avantages dans le choix d’un camion routier. « Il est plus facile pour un exploitant d’avoir des techniciens d’atelier titulaires d’un permis poids lourds que de leur délivrer à tous une formation à la conduite des tombereaux articulés. De plus, ce MAN à transmission intégrale a de bonnes capacités tout-terrain, et son châssis absorbe bien les torsions, ce qui protège nos éléments de carrosserie. »

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