Technique et chantier

Un concasseur mobile à cône dans la catégorie des 200 t/h

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Carrières. Pariant sur les matériels mobiles, Kleemann ajoute à son catalogue de cribles et de concasseurs une unité secondaire, voire tertiaire, s’inscrivant dans une chaîne de traitements.

Stefan et Jürgen Wirtgen, les deux frères qui coprésident le groupe allemand Wirtgen, en sont convaincus : « L’avenir des matériels de concassage sera mobile. » Quand il a racheté Kleemann, en 2006, le fabricant de cribles et de concasseurs disposait d’une longue expérience dans les installations fixes et, déjà, d’une gamme de matériels mobiles. C’est cette dernière qui a été développée par le nouveau propriétaire, avec le lancement en 2010 d’une nouvelle gamme baptisée « EVO ». Ce fut d’abord un concasseur à percussion puis un modèle à mâchoires. Aujourd’hui, c’est un concasseur à cône qui vient compléter la gamme : le MC09, une unité secondaire, voire tertiaire, d’une capacité de production relativement modeste, tournant autour des 200 t/h, qui confirme que le groupe Wirtgen voit l’avenir comme un enchaînement de plusieurs unités mobiles. Or cette machine est équipée en standard d’un électroaimant au-dessus du convoyeur d’alimentation, ce qui, en théorie, est inutile puisque les résidus de fer sont censés avoir été éliminés en amont. « Ce n’est vrai que si le concasseur primaire est équipé d’un électroaimant, ce qui n’est pas toujours le cas », explique un ingénieur de chez Kleemann. Il ajoute que cet accessoire est une option coûteuse chez ses concurrents ; le monter en série est un moyen, pour Kleemann, de se différencier. Le crible de sortie demeure optionnel. C’est d’ailleurs plus qu’une option puisque, pour en être équipé, le MC09 doit devenir le MC09 S après avoir vu son châssis renforcé, ses chenilles rallongées et sa puissance motrice augmentée. Ce crible verse sa coupure dans un convoyeur latéral, placé soit à gauche, soit à droite ; il peut aussi renvoyer vers la trémie d’alimentation pour traiter, une seconde fois, les matériaux trop gros. Ce crible intégré, commun à tous les modèles de la gamme EVO, se dépose hydrauliquement au moment du transport du concasseur pour être repris directement sur le plateau d’un camion équipé d’un appareil à bras. À noter une innovation au niveau du bloc de concassage : l’entrée du bol est balayée par un capteur à ultrasons qui surveille le niveau des matériaux entrants. S’il y en a trop et que le bol risque de déborder, la vitesse du convoyeur d’alimentation ralentit automatiquement, puis accélère quand le bol se vide.

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