Régions Nantes

Un campus habilement réhabilité en site occupé

Mots clés : Monde du Travail

+ 9,3 % Hausse des mises en chantier en Pays de la Loire entre mars 2016 et février 2017. Elles s’établissent à 24 700.

390 participants au premier forum des projets urbains du Grand Ouest, à Nantes, où 26 projets ont été présentés.

215 000 emplois salariés privés dans l’aire urbaine de Rennes Métropole, soit une hausse de 2,9 % depuis 2008.

Repenser les usages, maîtriser les coûts, améliorer les performances énergétiques : le projet de réhabilitation du campus Tertre est l’illustration parfaite de la stratégie immobilière de l’université de Nantes. « Nous devons savoir réhabiliter nos bâtiments et nous nous sommes structurés pour. Depuis leur création dans les années 1960-1970, les usages ont profondément évolué », explique Jean-Louis Kerouanton, vice-président de l’institution chargé du patrimoine immobilier, qui représente plus de 400 000 m2 répartis sur 110 bâtiments.

Imaginé par l’architecte Louis Arretche au début des années 1960, le principal site universitaire nantais a été réaménagé une première fois au début des années 2000 par l’urbaniste François Grether. Après avoir beaucoup investi dans les laboratoires de recherche, les efforts portent sur le campus sciences humaines et sociales. Dans le cadre du projet « Nouveau Tertre », doté d’une enveloppe globale de 30 M€ TTC, la lourde réhabilitation du bâtiment Tertre est réalisée en conception, réalisation, exploitation, maintenance (CREM). « Ce mode de contractualisation est plus rassurant car le site est occupé. C’est un vrai jeu de chaises musicales, et cette procédure intègre aussi le déménagement », témoigne Bénédicte Combe, chargée d’opération à la direction patrimoine de l’université. Ce chantier de plus de 18 M€ HT a été confié à un groupement composé de Bouygues Bâtiment Grand Ouest (mandataire), In Situ Architecture & Environnement, les bureaux d’études SCE et Franck Boutté consultants, ainsi que Bouygues Energies et Services, qui aura en charge la maintenance des équipements techniques durant une tranche ferme de six ans, suivie d’une tranche conditionnelle de quatre ans.

Recomposition complète du site. Le parti pris architectural va permettre une recomposition complète du site. Déjà le hall existant a été démoli, et l’entrée donne sur un parvis où un nouveau bâtiment central en R + 4 organise l’accès aux différentes unités de formation et de recherche (UFR). « Elles ont un adressage, et le projet s’attache à rendre visible leur singularité au sein d’un tout », assure l’architecte Pierrick Beillevaire. Un vaste hall dans le nouveau bâtiment matérialisera cette organisation intérieure par étages, et un escalier monumental quart-tournant en porte-à-faux desservira les services administratifs et la bibliothèque.

Après une phase de concertation réalisée durant l’année universitaire 2013, une première phase de travaux a été lancée en septembre 2016. « Après la démolition du hall, nous avons complètement désossé le bâtiment historique qu’il a parfois fallu renforcer. Et nous avons créé une cafétéria traversante au rez-de-chaussée », détaille Ludovic Roulier, responsable du chantier pour Bouygues Construction. Puis, les façades seront isolées par l’extérieur et habillées d’un bardage métallique sombre, rythmé de grandes lignes verticales brillantes inspirées d’une fresque de l’artiste nantais Jorj Morin qui sera restaurée et marquera l’entrée du site.

Pour mieux faire accepter les désagréments induits par le chantier, Bouygues Construction a créé un poste de médiatrice qui a mis en place différents outils d’information : e-mail et téléphone dédiés, visites, tableau de suivi des nuisances… Avec une livraison prévue en août 2018, la durée des travaux n’excédera pas deux années universitaires.

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