Architecture Immobilier tertiaire

Un bâtiment-sculpture lové dans le paysage

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Hôtels et pensions de famille - Manifestations culturelles - Produits et matériaux

Carossé d’aluminium, le nouvel hôtel des communes du pays des Herbiers, en Vendée, séduit par sa plastique.

Qui a dit que les immeubles de bureaux devaient céder à la tyrannie de l’angle droit et de la façade plane ? La communauté de communes du pays des Herbiers, créée en 1995, fédère aujourd’hui huit communes vendéennes qui mutualisent ainsi judicieusement leurs moyens et compétences dans les domaines du développement économique, de l’aménagement, de l’environnement et du cadre de vie. Autant de services abrités désormais dans le nouvel hôtel des communes étrenné en juin.

Construit par les architectes parisiens Anne-Cécile Comar et Philippe Croisier (Atelier du Pont), associés à leur confrère de Montaigu Michel Joyau, le bâtiment forme une extension de l’ancienne mairie des Herbiers, une grosse demeure bourgeoise du milieu du XIXe siècle. Situé dans un parc floral municipal, le nouvel équipement offre à ses administrés un outil adapté au travers d’une architecture sculpturale qui se revendique, au dire de ses concepteurs, du « land art ». Volontiers spectaculaire avec ses longues façades incurvées, l’édifice tire parti de son contexte – le parc avec ses sujets magnifiques – pour se glisser dans le paysage en se lovant au milieu des arbres préservés et mis en valeur, et en s’étirant davantage pour profiter de la course du soleil. Enveloppé d’aluminium anodisé poli, perforé ça et là, le bâtiment se dérobe au regard.

Compact et évolutif.

L’intelligence de la démarche adoptée par les architectes a consisté à maximiser le linéaire de façade et, donc, la surface des espaces de travail situés en périphérie, tout en réduisant à leur strict nécessaire les noyaux techniques. Les services de l’hôtel des communes sont ainsi regroupés en ensembles compacts pour plus d’efficacité. Au rez-de-chaussée, les prestations destinées au public (état civil, salle des mariages, etc. ). Dans les étages, des espaces de bureaux évolutifs, conçus sur le principe de bureaux modulables. Les circulations, tout en courbes et contre-courbes, s’enchaînent avec virtuosité d’un espace à l’autre et permettent de parcourir le bâtiment ou de rejoindre l’ancienne mairie de manière fluide et continue, en restant visuellement immergé dans le paysage.

La communauté de communes portait un intérêt particulier à la performance énergétique du projet. La construction est ainsi conforme à la RT 2012 – 37 %. Ventilation double flux, pompe à chaleur, absence de climatisation, inertie thermique de la structure poteaux-dalles en béton (absence de faux plafonds) se conjuguent avec une surventilation nocturne pour évacuer les calories excédentaires en été. Sans oublier les lames d’aluminium de la façade, formant protection solaire autant que signe distinctif du nouvel équipement.

Maîtrise d’ouvrage :CC du pays des Herbiers. Maîtrise d’œuvre : Atelier du Pont (architecte), Michel Joyau (architecte associé) ; BET : Arest (structure), Area (fluides), ECB (économiste), SerdB (acoustique), Paula Paysage (paysagiste), Plan02 (environnement). Principales entreprises : Maudet (gros œuvre), Briand (menuiserie aluminium, charpente métallique, serrurerie). Surface de plancher : 2 880 m². Coût : 6,26 M€ HT.

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