Territoires Nantes

Un bâtiment-pont vitré de 160 m se posera sur la gare

Mots clés : Gares, aéroports - Ouvrage d'art

C’est à l’issue d’un concours qualifié « d’historique » par Patrick Ropert, directeur général de SNCF Gare & Connexions que le projet du groupement lauréat pour la transformation de la nouvelle gare de Nantes a été dévoilé le 7 octobre. Historique car, excepté dernièrement à Montpellier, l’établissement public confie généralement la réalisation de ses gares à l’Arep. Avec Demathieu Bard comme mandataire, ce groupement est composé de l’architecte Rudy Ricciotti associé au Nantais Forma6 et des bureaux d’études Lamoureux et Ricciotti (structure), Bérim (fluides), Agi2d (HQE), Acouphen (acoustique) et ADPI (flux).

Une mezzanine entièrement vitrée.

Le projet consiste en la réalisation d’un franchissement aérien – une mezzanine entièrement vitrée de 160 m de long, 25 m de large et 18 m de haut – qui reliera les actuelles gares nord et sud. Quelque 4 000 m2 supplémentaires, dont 1 500 m2 de commerces seront créés. « Cette mezzanine est surdimensionnée mais elle fonctionnera comme une salle des pas perdus entre le nord et le sud », raconte Rudy Ricciotti. Ce bâtiment-pont reposera sur 18 poteaux « tous différents » qui assureront en treille la structure du toit composé de coussins ETFE translucides avec une ombrière en bois peint à l’intérieur et en BFUP en encorbellement. « Les poutres de 25 m de portée nécessiteront l’implantation d’une grue de 700 tonnes et de 90 m de flèche côté nord », explique Michel Bonfils, directeur commercial et technique de l’agence nantaise de Demathieu Bard.

Le pari a été fait de proposer la démolition des bâtiments sud pour proposer une exacte symétrie avec la façade nord. Un choix apprécié par Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole, dont les services lanceront bientôt un concours pour la requalification des espaces publics du parvis nord.
L’opération doit coûter 123 millions d’euros, dont 59 millions pour la rénovation de la gare et 36 millions d’euros HT de travaux (avec honoraires) pour la conception-réalisation. L’année 2016 sera consacrée aux études, à l’enquête publique et à l’obtention des autorisations administratives. « De janvier à septembre 2017, nous travaillerons sur l’adaptation de l’infrastructure avant de lancer les travaux des piles, puis de la mezzanine et des bâtiments voyageurs pour une livraison à l’été 2019 », résume Yann Sauret, chef de projet à la SNCF.

Plus d’infos et portfolio sur www.lemoniteur.fr/garenantes

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