architecture Clermont-Ferrand

Un bâtiment-pont coiffe le campus de Michelin

Mots clés : Ouvrage d'art

Le futur site de R & D abritera 14 édifices reliés par une gigantesque ombrière de 26 000 m2.

Après la livraison d’une première phase à la fin 2015, le chantier du futur Campus de recherche, développement et industrialisation (RDI) de Michelin, situé dans son centre technologique de Ladoux, au nord de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), devrait s’achever à la mi-décembre. Il s’agira d’un des plus grands bâtiments industriels de la région. D’une superficie de 7 ha, il abritera 1 600 postes de travail et sa consommation énergétique ne devrait pas dépasser 50 kWh/m2 par an.

170 M€ HT : coût total.

Ce bâtiment-pont franchira le circuit d’essai pour relier deux sites jusqu’alors séparés. Il comprend en son centre un vaste atrium de 320 m de long. Cet espace sera doublé au niveau R + 3 d’un réseau de passerelles. Zone de convivialité et de rencontres, cette « rue de l’innovation » fait office de « vitrine arborée et lumineuse » pour le groupe. De part et d’autre sont prévus 80 plateaux de 300 m2 , mais aussi des lieux de formation et de documentation, une salle multimédia, un espace de communication scientifique, une salle d’exposition, un restaurant, etc. La signature architecturale du bâtiment est constituée d’une ombrière monumentale de 26 000 m 2 et de 3 400 t posée au-dessus des 14 bâtiments. Elle est constituée d’un maillage de poutres-caissons suivant une trame de 5,6 m par 5,4 m. Fabriqués en usine, ces caissons de 1 m de haut ont été assemblés sur le chantier par nappes.

400 km de câbles électriques.

Processus de fabrication unique en Europe. L’ensemble, qui compte également 18 km linéaires de brise-soleil et une verrière de 13 000 m 2 , a été mis en œuvre avec une légère pente afin d’évacuer les eaux pluviales v i a les poteaux support. En plus d’unifier les constructions, ce toit de verre et d’acier contribue à la régulation thermique des bâtiments. Son envergure a nécessité l’élaboration d’un processus de fabrication unique en Europe. Sa conception technique a été assurée par Arcora, filiale d’Ingérop, et la construction et le levage par Eiffage Métal. Celle-ci a utilisé une méga-grue treillis sur chenilles de 1 250 t, qui se déplaçait sur un chemin de roulement en bois d’azobé pour limiter les contraintes sur le sol.

80 plateaux de travail de 300 m².

L’ensemble du projet architectural – nommé aux BIM d’Or 2016 – a été conçu avec le logiciel Revit d’Autodesk. Certaines études ont été réalisées à partir du modèle 3D et de sa base de données associée, en particulier les études d’ambiance, d’ensoleillement et d’acoustique de la rue centrale. Eiffage a également utilisé le BIM pour la synthèse et la détection de « collisions » avant le chantier.

1 600 postes de travail.

Maître d’ouvrage : Manufacture française des pneumatiques Michelin. Maître d’œuvre : Atelier d’architecture Chaix & Morel et Associés (Paris), Ingérop Conseil et Ingénierie (Cébazat). Contrôleur technique : Socotec (Clermont-Ferrand). Coordonnateur SPS : Apave (Clermont-Ferrand). Entreprise générale : Eiffage Construction. Surface de plancher : 68 856 m2. Coût total du projet : 170 millions d’euros HT.

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