Autres

Un articulé de poche pour les terrassements en zone urbaine

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Terrassement - Travaux publics - Voirie

Terrassement. .EGA TP utilise un Bell B18 pour ses travaux de VRD. C’est le plus petit tombereau articulé disponible sur le marché.

EGA Travaux Publics est une entreprise d’Ile-de-France spécialisée dans l’aménagement de lotissements et de zones d’activité. Décaper la terre végétale ; viabiliser une plateforme ; assainir ; poser les réseaux ; tracer les voiries forment son lot commun. « C’est une multitude de petits travaux qui, mine de rien, finissent par représenter un certain cubage. Notre chantier type représente environ 10 000 m3 à déplacer », calcule Cyril Rondel, directeur de travaux. A cela s’ajoute un forte contrainte environnementale car ces terrassements s’effectuent en co-activité avec les maçons, voiries et réseaux avançant en même temps que l’élévation des bâtiments. Quels matériels pour terrasser dans ces environnements encombrés, souvent situés en zone urbaine ? « Pour l’extraction nous utilisons des pelles d’une vingtaine de tonnes, des minipelles et des chargeuses sur chenilles. Ces dernières nous servent d’ailleurs beaucoup, nous en possédons sept ». Et pour le déplacement ? Des camions bennes ? « Ils ne tiennent pas le choc. Quand nous les mettons sur ces terrains en cours de viabilisation, ils frottent, ils tapent et nous coûtent une fortune en réparation », balaie Cyril Rondel. Un motobasculeur ? « C’est un matériel dangereux car la benne placée à l’avant masque la vue du conducteur. Et puis travailler sans cabine, ce n’est plus au goût du jour ». Reste le tombereau articulé, mais il est trop gros. Sauf que… « Nous avions le matériel idéal : le Volvo A20. Il ne mesure que 2,55 m de large, donc peut circuler entre les maisons et transporte largement assez de terre pour nos besoins. Mais Volvo a décidé de l’arrêter. Nous avons acheté le dernier, en 2002. Il tourne encore… ». Mais quatorze ans est un âge plus que raisonnable. Or un seul matériel existe sur le marché pour le remplacer : le Bell B18. Mêmes caractéristiques générales mais un moteur, une transmission et un confort dignes des standards actuels. Malheureusement le fabricant ne l’exporte pas vers l’Europe. « Bell France a cependant accepté d’en faire venir un d’Afrique du Sud et de le faire certifier aux normes « CE » ». Un premier est acheté en 2010. « Aucun problème », constate Cyril Rondel. Un second entre en parc en 2013 et donne autant satisfaction. « C’est un matériel tout à fait adapté à nos chantiers », conclut le directeur travaux.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X